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LA CONSPIRATION CYBERNETIQUE 2.0

Publié le par Les RadiKals TrieuRs

 

Je dis à l'homme:

Vois plus loin que les apparences...

A la raison formatée,

Préfère la résonance cosmique...

A la réalité augmentée,

Préfère l'errance poétique...

A la logique numérique,

Préfère la logistique du doute...

A la prison de Satan,

Préfère la vision de Satin...

Rêves-toi autrement. .

- D.R -

Qu'ont en commun le LSD, les mathématiques de haut niveau, la technologie informatique, l'art multimédia, les plus grands scientifiques, les sciences occultes, la spiritualité ordinaire et exotique, les hippies et le transhumanisme?

La réponse est dans la lecture de cette étude.

La « Conspiration Cybernétique 2.0 » est, d'une certaine manière une sorte de manifeste qui tente de mettre en relation plusieurs aspects multidimensionnels afin de comprendre pourquoi la technologie semble être une sorte de cancérisation de la conscience humaine au profit d'une nouvelle forme d'existence dans un univers matriciel cybernétique connu sous le terme de « Transhumanisme ». Cela ne veut pas dire qu'il faut à tout prix se priver de nouvelles technologies. Cela veut dire qu'il est possible de voir cet outil pour ce qu'il est, non pour une nouvelle sorte de divinité devant laquelle il faut tout abandonner, y compris la nature humaine.
L'étude, « la conspiration cybernétique 2.0 » permet une mise en perspective de l'action d'un ensemble d'acteurs clefs ayant eu un rôle important dans le projet de transmutation cybernétique de l'espèce humaine en cours de réalisation. Certains ont l'apparence de parfaits activistes opposés au système dominant, semblant contrôler l'ensemble. D'autre sont de parfaits complices du pro-gramme et ou de la propagande mise en œuvre à divers niveaux occultes, ordinaires et extraordinaires. D'autres encore se nourrissent des 2 aspects, complices ou serviteurs. Puis il y a ceux qui sont les pures victimes d'un système qui donne d'une main et gifle de l'autre. Qui peut croire que des êtres d'apparences humaines en veulent à l'humanité?
Nous aurons toujours la même réponse: L'homme est un loup pour l'homme alors, la loi du plus fort fera le reste. C'est sans compter qu'aujourd'hui le plus fort est d'abord le plus rusé et certainement pas celui qui a les plus grandes qualités morale et humaines. Voilà pourquoi le grand bal des vampires a besoin de nouvelles victimes afin que continue la danse en cadence sous les regards admiratifs des proies à peine conscientes que leur sang est le carburant de la fête.

A la nouvelle Ere

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"Dans 2001, l’Odyssée de l’espace, l’ordinateur HAL n’avait pas pour intention

de se débarrasser des occupants du vaisseau spatial, comme on le dit souvent.

HAL était programmé pour que la mission soit remplie de succès. Et il a conclu que

cet objectif serait mieux atteint s’il se passait de l’homme… ."

- Michael Anissimov -

 

L'HUMANITE RETROGRADE 2.0

 

* À la source du mal

 

Il faut revenir à la source du mal et mettre au point mort l'activité mentale le

 

temps d'un temps de réflexion libératrice,

et comprendre...

 

Au commencement était le Verbe

Le Verbe est la vibration créatrice inspirée par l'Ether. La parole est la vibration qui construit le langage. Le langage est la forme amoindrie du Verbe, une fois que l’Âme-nésie frappe l'homme plaqué sur la note exclusive du SOL densificateur de l'Âme dans la matière, face contre terre. L'écriture est sans voix, donc, sans Verbe, car le Verbe est puissance créatrice et la Création est sans codes. Le Verbe ne se fige pas dans un caractère, sa fréquence est inaccessible aux profanes, aux bavards, aux « sourds d'oreilles » porteurs de signes condamnés .l'écriture.

Quand l'homme n'entend plus la voix du Verbe, mais voit sa parole comme sacrée, il invente des codex pour se satisfaire, puis des codes informatiques, puis des prisons matricielles... puis, il disparaît à jamais dans les flux par paquets de l'Éthernet : son nouvel Ether sans Verbe, sans voix, sans codex, sans corps.Il tue ainsi son père et sa mère et se tue lui-même en parfait serial killer transgenre en transhumance dans l’enclos numérique à sa démesure, avec l’idée qu’il est la source, qu’il est un dieu mutant avant d’avoir muté.

Du Verbe à la parole, de la parole aux récits, des récits aux mythes, des mythes aux religions et des religions à l'aliénation numérique, voici venir le temps du posthumain orchestré par les descendants « mytheux » du mythe, sans yeux,sans essence, sans Verbe et sans Âme ; sans existence divine, sans rien d’autre que le sens inné du simulacre et de l’illusion. Voilà à peu de chose prés, à quoi l’homme a remis sa destinée.

Des engeances de ce type sont là, à l’oeuvre, au nez et la barbe de l’homme qui se donne et s’adonne à toutes les mises en scènes parce qu’il croit - même sans foi, il croit encore qu'il est mieux qu’un autre, mieux que la Création toute entière.

L’homme est un croyant embarrassé de signes, de plus en plus singe et de moins en moins sage… et la Bête lui donne - pardon - lui vend sans compter et contre ses intérêts, les outils de sa propre perte. La liberté est un état, non une illusion.

Mais l’illusion est de croire que tout n’est qu’illusion. Alors, l’homme cherche et trouve dans les charmes des ensorceleurs les réponses qu’il croit bonnes pour construire son avenir et détenir sa liberté…

 

La liberté ne se détient pas, elle se mérite

Si les récits en provenance des plus anciennes civilisations antédiluviennes sont aujourd'hui considérés comme des mythologies, il faut alors admettre que la Bible est aussi, en partie, une fable mythologique. Car à bien des égards, elle s’inspire de ces mythes anciens ; c'est aujourd'hui une affaire entendue pour certains chercheurs. Il est possible de faire le même constat avec tous les livres qui sont à l'origine de bien des religions. Les très anciennes épopées des dieux d'un autre temps sont donc des fables hermétiques de par leur sens véritable. Des fables à partir desquelles bien des choses se sont réalisées - et pas forcément pour le bien de l'humanité - dès lors que ces histoires se sont manifestées aux hommes sous forme de doctrines et/ou de dogmes irréfutables inscrits au fer dans les codex devenus livres-saints.

 

« Qui fait l’Ange fait la Bête »

Chaque peuple a construit sa propre fantasmagorie avec les restes des anciens mondes parvenus jusqu’à eux en fragments déroutants de la route à venir. Des hommes, ainsi orientés, arc-boutés sur leurs destinées - parfois pour leur bien, souvent pour leur déclin - tracent la route de leurs descendants. Toujours le même chemin en tête avec une constance implacable et la permanence d'une chute sans fin, un logiciel en parachute doré - au combien ! Illusoire - pour une descente aux enfers confortable et tellement fun.

 

On a dit à l’homme que son avenir était dans la machine mais ce qu’on ne

lui a pas dit, c’est que la machine se passera de lui sous peu.

L’homme par instinct remet son destin entre les mains de celui qui crie le plus fort qu’il est le père de tous. On les a vus à l’oeuvre les petits pères des peuples, les grands timoniers, les géniteurs de races pures ou les prétendus élus de toutes les mystifications. En tout temps, en tous lieux ils opèrent, tapis dans les trames et dans les cortex accueillants des portails organiques manifestés en ce monde sous l’action des parents usurpateurs des destinées... Ces parents terribles toujours prêts à mordre,toujours prêts à corrompre sous prétexte qu’ils ont la bonne parole... Voilà des milliers et des milliers d’années que l’homme se damne sous les directives et les invectives de la même engeance.

 

Dans une main le poison, dans l’autre l’antidote

L’homme choisit toujours le poison et le confort par mimétisme et par désir d’être dieu à la place de Dieu alors que Dieu est en lui. L’homme cherche toujours Dieu chez l’autre qui en profite bien. Les grands hiérophantes des cercles occultes le savent bien. Ils ont mis en scène le plus obscène des films qu’ils projettent à l’envie comme un voile opaque sur le vrai monde... Les superstars des caniveaux sont à leurs ordres. Ils sont les démiurges de pacotille qui s’invitent dans la conscience humaine comme un virus s’invite dans la lymphe du sang pur. L’inversion du sens profond est à son comble et comble l’abîme d’où est sortie la Bête afin qu’elle revienne à La surface dans un monde taillé à sa démesure carnassière.Des fragments d'un enseignement inconnu en provenance des plus lointaines sources de la mémoire humaine sont toujours à l'oeuvre dans les trames de nos mémoires et dans les interstices de l'ADN poubelle jamais vidé de nos atomes reliés à l'origine de nos origines…

 

Nous ne sommes pas évolués, nous sommes amnésiques et aveugles

S’il y a mythologie, il y a fantasmagorie car la fantasmagorie vient toujours déformer l'histoire quand elle est livrée aux profanes et aux arrangeurs frénétiques du pouvoir. Après la fable survient le mirage puis la croyance et enfin l’errance. En un tour de main, on passe de la supercherie au mensonge à l'usage d'un dogme pour assouvir la soif de pouvoir d'une poignée de créatures qui veulent tout, tout le temps et pour toujours, brandissant le modèle de leurs pères créatures. De nos jours, il ne peut donc y avoir de modèle idéal à suivre pour une perspective juste d'évolution spirituelle des peuples, mais il semble que ce ne soit plus à l'ordre du jour tant la confusion et l'illusion règnent ici-bas...

Les grands livres d'histoires anciennes, transformés en livres sacrés ,massacrent à coup sûr les chances du retour à la vraie vie. Chaque exégète donne sa propre version des textes, chaque église valide la sienne alors qu'il n'y a qu'une vérité ...mais plusieurs possibilités pour l'atteindre à condition de ne pas sombrer dans l'illusion de la libération sous condition numérique.Nous avons perdu les clefs du sens sacré sans quoi nous aurions réglé nos problèmes existentiels depuis longtemps. Cela est bien triste. Mais il va falloir s'y faire sous les auspices de la Bête qui nous conduit à ne voir qu'un seul arbre alors que cet arbre cache la forêt de la vie aux formes multiples, aux passages secrets des portes temporelles et intemporelles pour les hautes sphères de la conscience supérieure.Pour sortir de la prison, nous devons faire preuve d'une plus grande lucidité et convenir que tous ces récits ne sont en fait qu'une seule et même histoire. Et cette histoire est celle de l'humanité depuis son origine. Des êtres se la sont transmisse au fil du temps par la supra-conscience d’abord, la parole ensuite, puis par l'écriture devenue numérique il y a peu. Les témoignages que les premiers tenaient de la source, ils les ont transmis à leurs enfants et ainsi de suite jusqu'à nous. Entre temps des créatures plus ou moins bien intentionnées ont récupéré certains passages de l'épopée humaine et s'y sont installées pour en faire un programme politique pour la domination et le contrôle d'un groupe déterminé. Les humains sont turbulents,mais ne dit-on pas qu'ils sont à l'image de leurs dieux créateurs à l'appétit jamais rassasié ?

Qui d'autres que ces dieux savent mieux que quiconque ce qu'il faut faire pour contenir la progéniture insatiable et cependant destinée à les servir ?Seulement voilà, les dieux en questions nous ont laissé à notre sort depuis longtemps et ce sont des hommes qui ont pris le relais ; l'histoire réelle s'est diluée dans la masse et dans la nasse au rythme des puissances terrestres cristallisées dans des égrégores en reconstruction permanente dans les zones réflectrices de l'activité et de l'avidité humaine.

 

Le pire est dans le double et le double est dans l'origine du modèle

L'un n'est pas sans l'autre car la chute a scindé ce qui n'était qu'un. Alors,viendra la preuve par le miroir avec la confrontation au double pour le retour de l'UN qui est inévitable.

Il n'en faut pas plus pour comprendre pourquoi certaines castes se sont installées au sommet d'une pyramide pour reprendre à l'envie le concept d'un jardin d'éden autrefois réservé à ces dieux venus du ciel qu'ils pensent incarner aujourd'hui dans leurs demeures de demeurés. Mais les plus anciens récits nous apprennent qu'il ne suffit pas de descendre du ciel pour être un dieu, ou alors nous devons admettre que tous ceux qui descendent des avions actuels sont aussi des dieux pour peu que l'on regarde avec la vision de Néandertal. La réalité est que ces voyageurs ne sont pas des dieux. Ils ne sont rien de plus que des voyageurs tout comme nos dieux des plus anciennes mythologies étaient des voyageurs de l'espace-temps ou du cosmos.

Ces dieux anciens étaient bien de sombres créatures bannies de leurs mondes en dissolution cosmique. Des Créatures avides de sexe et de confort à moindre coût si l'on en croit certaines épopées Hindous, Sumériennes et ou Amérindiennes.Une calamité turbulente que la gnose nomme archontes dans le sens de créatures non manifestées mais en excursion dans l’esprit humain depuis le dernier grand choc galactique...

Il faudra donc chercher ailleurs la nature divine de l’homme qui, malgré son parasitage historique, a en lui sa part originelle qui lui reste à retrouver dans sa totalité afin de reprendre le cours régulier de son évolution spirituelle qui elle est bien de nature divine.

Le temps de l'apocalypse est, sans aucun doute, le temps des révélations pour Celui qui veut voir et entendre.

L'HUMANITE RETROGRADE2.0

«La sagesse ne peut pas entrer dans un esprit méchant, et science sans conscience n’est que ruine de l’âme.”

-François Rabelais- 1483/1494 ,  1553

« Pour Atteindre la vérité, il faut une fois dans la vie se défaire de toutes les opinions qu’on a reçues, et reconstruire de nouveau tout le système de ses connaissances. »
    « Je pense donc je suis »
    -René Descarte- 1596, 1650 dans Discours de la Méthode.

« Je crois en le transhumanisme » : sitôt que cette conviction sera suffisamment partagée, l’espèce humaine se tiendra au seuil d’une nouvelle existence, aussi dissemblable de la nôtre que la nôtre l’est de celle de l’homme de Pékin. Elle accomplira enfin consciemment son véritable destin. »
    -Julian Huxley- 1887, 1975

En résumé :

On a dit à l’homme que son avenir était dans la machine mais ce qu’on ne lui a pas dit, c’est que la machine se passera de lui sous peu .


- Les signes avant-coureurs au  XVIIIe

Le XVIII e siècle  est connu pour être  le siècle des Lumières, celui des philosophes des Lumières mais aussi des  Illuminés Mystiques dont on parle moins.
Les protagonistes de cette formidable épopée ont en commun  d’êtres tous des penseurs, des inventeurs, des scientifiques, des humanistes, reconnus de leurs temps, en plus d’avoir chacun leurs spécificités. Ils sont quasiment tous en opposition avec l’église et les dogmes Catholiques et  de la réforme en fonction de leurs origines.
Ce fameux siècle est également celui des explorations tout azimut servant de prétexte à la  colonisation occidentale partout où les commanditaires  y trouvent des profits et du pouvoir en supplément  . L’esclavage est une source de mains d’œuvre inhumaine et  facile pour l’enrichissement  des propriétaires, producteurs   du café, du coton, des épices  et des produits exotiques, distribués ensuite à travers le monde occidental par les exportateurs/marchands, baptiseurs de fortune sur l’exploitation de l’homme réduit au niveau de l’animal. C’est d’ailleurs comme moins qu’un animal que les esclavagistes considèrent les hommes qu’ils achètent ou vendent sur les marchés réservés à cette sordide activité.  Cela n’empêche pas les grands penseurs de l’époque de philosopher sur la grandeur de l’humanité vue à travers leurs filtres.
Il faut comprendre que la vision de l’autochtone  est étrange aux yeux des explorateurs et des colonisateurs  du XVIII.  L’homme digne de ce nom doit être conforme à l’idée occidentale: l’homme, créature de dieu doté d’intelligence est blanche. Toutes les autres créatures d’apparence humaine sont des sauvages dont il est possible de disposer en tant que de besoin. Il faudra encore du temps pour que cette vision change et ce n’est pas encore acquit.
La notion d’humanisme sera au centre des postures des philosophes des Lumières, mais aussi de certain illuminé comme Dom Pernety qui fera des déclarations célèbres sur la nature humaine des Malouins présentés par  les bonnes consciences de l’époque comme des sauvages sans âmes ni consciences. Il est un des seul à cette époque disant le contraire, puisqu’il a vu de ses yeux ces êtres qu’il dit doués de sensibilité et bien plus humains que les prétendues bonnes consciences de l’époque.
Les Illuminés et Les philosophes des lumières apparaissent  dans le monde du XVIII comme des OVNIS souvent contraint à l’exil, frappé d’hérésie et où d’excommunication. Ils portent néanmoins  les germes d’une transformation radicale qui n’a pas d’équivalence dans l’histoire de l’humanité.
- Les philosophes des Lumières :
Les Philosophes savants des Lumières  contemplent le monde réel sous tous ses aspects, observateurs de ce qu’il est, inventeurs et planificateurs de ce qu’il pourrait être et de ce qu’il devrait être selon eux. C’est avec eux  que les disciplines de la pensée, des sciences et de la philosophie  deviennent spécifiques , codées et autonomes tout en renversant les anciennes théories scientifiques encore dominantes.  L’esprit, l’Ether, l’astrologie, les forces de la nature   quittent  peu à peu les ouvrages « scientifiques »  pour faire place à la preuve scientifique devenant l’unique postula  du bien fondé de la recherche.
Par ailleurs, les philosophes et penseurs en vue de l’époque deviennent maîtres dans l’élaboration de théories philosophiques issues de leurs propres ressentiments érigés en principes applicables à tous.Par cette opération des « sains d’esprit »   , l’ego rentre en jeu et l’individualisme remplace l’instinct grégaire des groupes humains du temps qui vient.
Ils sont aux avants postes de la révolution tout azimut qui projettera  l’homme dans le monde moderne en moins de 150 ans. L’homme devenant ainsi un individu libre de penser et de prendre en main sa destinée, la sienne parmi celle des autres, mais sous le couvert d’une nouvelle classe de dirigeants. Les philosophes des Lumières  sont aux sciences et à la pensée ancienne,  ce que l’abstraction est à la figuration académique. Leurs modèles de pensées  inspireront la nouvelle franc-maçonnerie ou le contraire et seront au siècle suivant le terreau de tous les grands changements dans l’organisation de la société. 
Les philosophes des  Lumières ont semé les graines de l’émancipation de l’Homme qui ne sera plus  un sujet, mais un être pensant à part entière, c’est en tout cas  la promesse faite à l’humanité, nous verrons si elle a été tenue. Une bombe à fragmentation venait d’être  lâché sur le monde. Ses fragments se développeront et inspireront  la Révolution Américaine de  1775 à 1783 puis  la Révolution Française avec la déclaration des droits de l’Homme de 1789.

le cavalier de l'Apocalypse

 

 

« L’astronomie est née de la superstition ; l’éloquence de l’ambition, de la haine, de la flatterie, du mensonge ; la géométrie de l’avarice ; la physique d’une vaine curiosité ; toutes et la morale même, de l’orgueil humain. »
-Jean-Jacques Rousseau- 1712,1778 dans Discours sur les sciences et les arts -



Les philosophes des Lumières sont actifs sur tous les plans et cumulent souvent plusieurs disciplines allant de la musique aux mathématiques.

 

Entre autres :
Montesquieu, politique, principe de séparation des pouvoirs, sociologue avant son temps.

Voltaire, chantre de la tolérance, se dit déiste et fustige la hiérarchie ecclésiastique de l’Eglise catholique plus particulièrement, il est également un précurseur de ce qui deviendra le roman d’anticipation avec son livre « Micromégas », relate l’arrivée de géants provenant de Saturne et Sirius, 1752. Rousseau, Musicien, romancier précurseur du romantisme. Il disserte librement sur ses états de conscience et invente l’autobiographie, il prône le retour à la nature, en cela il est un des précurseurs de l’écologisme. Il est aussi politologue et réfléchit à la place de l’homme au centre du pouvoir, il introduit l’idée du Contrat Social qui est encore aujourd’hui dans le discours politique. Diderot concepteur de la 1ère encyclopédie et d’une certaine façon l’ancêtre de Wikipédia; selon lui, la bourgeoisie doit développer le commerce, source de progrès pour tous, grâce à l’Encyclopédie, il veut susciter la curiosité et vulgariser les connaissances.

D’Alembert, Astronome, il confirme par des calculs l’observation de la précession des équinoxes, dans le domaine des mathématiques il est l’inventeur du théorème de D’Alembert, Physicien, encyclopédiste, philosophe et théoricien de la musique.

Au-delà de toutes les avancées qu’apporteront les philosophes des Lumières, d’autres scientifiques seront d’une importance capitale pour la mise en orbite de la science moderne.

André-Marie Ampère Lyon, 20 janvier 1775 – Marseille, 10 juin 1836
Autodidacte, Ampère contribue au développement des mathématiques en les introduisant en physique. Il fait d'importantes découvertes dans le domaine de l’électromagnétisme . Il en édifie les fondements théoriques et découvre les bases de l’électronique de la matière. Il est également l'inventeur de nombreux dispositifs et appareils tels que le solénoïde, le télégraphe électrique .
Ampère est considéré comme le précurseur de la mathématisation de la physique, et comme l'un des derniers savants universels. Il est le créateur du vocabulaire de l'électricité, il invente les termes de courant et de tension.
En 1834, André-Marie Ampère parle de cybernétique pour désigner l'art de gouverner les hommes. Il s'agit ici d'une utilisation politique de la même base étymologique, dont Norbert Wiener déclarera ne pas avoir eu connaissance lorsqu'il a utilisé le terme cybernétique pour la première fois en 1947.


Antoine Laurent Lavoisier, né le 26 Août 1743 à Paris et guillotiné le 8 mai 1794 à Paris, est un Chimiste, philosophe et économiste français, souvent présenté comme le père de la Chimie moderne, qui se développera à partir des bases et des notions qu'il a établies et d'une nouvelle exigence de précision offerte par les instruments qu'il a mis au point. Il a inauguré la méthode scientifique, à la fois expérimentale et mathématique, dans ce domaine qui, au contraire de la mécanique, semblait devoir y échapper.
Au-delà de la découverte de l’oxydation, des composants de l’air et de l’eau, de l’état de la matière, ses contributions à la révolution chimique sont à la fois techniques, expérimentales et épistémologiques. Elles résultent d'un effort conscient d'adapter toutes les expériences dans le cadre d'une théorie simple dans laquelle, pour la première fois, la notion moderne d’éléments est présentée de façon systématique. Lavoisier a établi l'utilisation cohérente de l’équilibre chimique , a utilisé ses découvertes sur l’oxygène dont il a inventé le nom ainsi que ceux de l’azote et de l’hydrogène , pour renverser la théorie phlogistique , et a développé une nouvelle nomenclature chimique qui soutient, ce qui se révélera inexact, que l'oxygène est un constituant essentiel de tous les acides. Précurseur de la stoechiométrie, il a surtout traduit des réactions dans les équations chimiques qui respectent la loi de conservation de la matière, donnant à celle-ci une solide assise expérimentale.
Financier de son métier, soucieux d'établir des statistiques précises utiles à ce qu'il appelle, à la suite de Condorcet, l’arithmétique politique, il a été sollicité par l'administration royale puis révolutionnaire sur de très nombreux sujets de l’instruction publique à l’hygiène en passant par le système monétaire.


Il a aussi produit dans la lancée de Joseph Black la première théorie expérimentale de la chaleur, à travers l'étude non seulement de la combustion mais aussi de la respiration et la fermentation des sols. Ses œuvres majeures restent le : Traité élémentaire de chimie ( 1789), et la Méthode de nomenclature chimique (1787

VITRIOL

VITRIO

L

-Les illuminés :
« Le Gnostique, l’Illuminé ne contemple pas ce qu’il voit, mais ce qu’il ne voit pas. »

En son sens premier, l’Illuminisme est une forme extrémiste du mysticisme chrétien. Cela dit, le mysticisme exacerbé est présent dans d’autre type de croyances pouvant inclure des états extatiques, des transes ou les renoncements des biens matériels . Toutes les religions ont plus ou moins leurs versants mystiques extrêmes, dont le caractère essentiel est, chez les adeptes, la prétention de s’élever à la connaissance du surnaturel, surtout en matière spirituelle et religieuse.
L’ iIluminisme chrétien connaît son apogée, au XVIe siècle, avec les Alombrados, en Espagne, et réapparaît sous diverses formes au cours des deux siècles suivants. Les vrais Illuminés furent condamnés et brûlés en fort grand nombre. Leur trace disparaît après 1575. Leur dernier centre paraît avoir été Cordoue.
« Ils méprisaient la prière orale et tous les sacrements, ne pratiquant que la prière mentale; ils refusaient de se soumettre à aucune discipline corporelle imposée par les confesseurs; ils prisaient très haut de « saints tremblements » et des crises de syncope; ils prétendaient avoir atteint à la perfection, et en arrivaient à enseigner que le corps et toutes les souillures où il peut se vautrer sont indifférents à l’âme unie à Dieu, ce qui entraînait quelques-uns d’entre eux à des conduites débridées. »
Il est possible de faire le parallèle avec les extases de certains Saints du Panthéon Catholique; Saint François d’Assise par exemple est le premier à recevoir des stigmates. D’autres s’imposent des mortifications, des anorexies mystiques et toutes sortes de privations, d’autres encore se contentent de visions divines et s’entretiennent directement avec les représentants du Très Haut, quand ce n’est pas le Très Haut lui-même. Pour ces manifestations extatiques c’est l’église Catholique dans toute sa puissance qui détermine si le mystique transfiguré est hérétique ou pas. S’il est hérétique, ce sont les tortures de l’inquisition et la damnation de l’enfer après le passage obligatoire sur le bûcher. Pour les autres la béatification.
Pour autant les Illuminées du XVIII e siècle divergent des premiers sur bien des points. Ils n’opposent plus aux formes ecclésiastiques l’inspiration surnaturelle et directe, mais la lumière de la raison.
Un des précurseur de cet Illuminisme Théosophique est : Jakob Böhme, né fils de Cordonnier en 1575 à Görlitz et mort en 1624 à Gôrlitz. Dés son plus jeune âge, il ressent des signes annonciateurs de sa brillante destinée : Il est tout à coup saisi par la vision d’un vase d’étain dont il perçoit a la fois l’intérieur et l’extérieur, ce qui l’entraîne dans une profonde extase mystique, une communion universelle. « J’ai vu, dit-il, et compris plus en un quart d’heure que je n’eusse appris en de longues années dans les écoles et les universités ».
Quelques années plus tard, en 1610, il écrit « l’Aurore naissante ou la racine de la philosophie, de l’astrologie, et de la théologie », un texte dans lequel sont consignés les enseignements qu’il a retirés de cette expérience. En 1619, il écrit « Des Trois Principes de l’essence divine », ouvrage dans lequel il tente de comprendre les fondements du mal en se penchant sur la question de l’origine et de la Création. D’autres ouvrages suivront, comme, « De la triple vie de l’homme selon le mystère des trois principes de la manifestation divine », écrit au cours de l’hiver 1619. Il se lie avec Martin Möller, pasteur de son village, et participe aux activités d’un petit groupe de chercheurs que cet ecclésiastique réunit autour de lui pour étudier les idées de Paracelse et de Valentin Weigel. Dans ce groupe, parfois présenté comme un cercle Rosicrucien, Böhme recevra les germes d’une formation dont il saura tirer des fruits par ses propres méditations. Sa doctrine, le behménisme, constitua l’une des principales sources d’inspiration des adeptes de l’alimentation végétale (végétarisme). Actuellement le Véganisme est une des postures alimentaires à la mode qui nous réserve bien des surprises, nous reparlerons.
Ainsi entre le milieu et la fin du XVIII e, quelques groupes Illuminés purs et durs souvent membres ou fondateurs de diverses loges maçonniques ou Rosicruciennes imprégnées d’hermétisme se répandirent en France. Au Sud les illuminés d’Avignon, ou de Berlin qui est la ville qui a vu naître ce courant avec Dom Pernety à sa tête (ex-Bénédictin, alchimiste, savant, aumônier de Bougainville dans son expédition aux Malouines et bibliothécaire de Frédéric II de Prusse), le conte Grabianka, le baron de Corberon, Brunmore, le docteur Boyer, Le marquis de Montpeza, rejoindront Pernety en Avignon vers 1784 où la secte connaîtra un rayonnement dans toute l’Europe. Plus au nord à Lyon (grand centre français de l’occultisme et de la FM), Willermoz avec entre autres l’ordre des Élus Coëns, les Martinistes de Martinès de Pasqually et ou de Louis -Claude de Saint-Martin, adepte de Jakob Bôhem dont il traduira certains ouvrages en français. Proche de ces adeptes, on retrouve le mystérieux Comte de Cagliostro, pour les uns, grand initié vengeur des templiers, grand copte d’orient, pour d’autres, escroc à la petite semaine et grand mythomane. Au Sud Ouest les Philadelphes, fondés par le Vicomte François-Anne de Chefdebien d’Armissan , vers 1780, qui plus tard se joignirent à la Franc- Maçonnerie. Il faut aussi parler du Conte de Saint Germain qui était à tout point de vue un personnage hors du commun parlant le grec ancien, l’arabe et quantités d’autres langues, jouant et composant de la musique en plus d’être peintre et érudit, versé dans l’hermétisme et l’Alchimie. Il était prétendument Immortel parce qu’en possession de l’élixir de longue vie.
On lui attribue un livre de référence sur l’Alchimie : La Très Sainte Trinosophie, livre illustré ésotérique.
Ces divers courants illuministes et hermétiques seront interconnectés dans toute l’Europe de l’époque à travers des cercles plus ou moins occultes.
En Suède, le fameux  Emmanuel Swedenborg (1688-1772) se fit d’abord un nom comme un des plus grands ingénieurs et naturalistes suédois de son temps. « Pris de vertiges et de visions à partir de 1736, affirmant être en communication avec les esprits et les anges, il finit par abandonner sa carrière scientifique en 1747 pour se consacrer exclusivement à la mission qu’il s’assigna, de révéler le sens spirituel de la Création où seul compte l’Amour divin, de faire connaître le monde céleste, et de proposer une évolution rationnelle de l’humanité vers l’état de pur esprit. » Sa condamnation comme hérétique en 1769 n’empêcha pas la création d’une véritable « église » autour de ses idées, ni même, plus largement, une influence sur les premiers mouvements romantiques.
Il sera une source d’inspirations de nombreux mystiques au point d’être comparé à Bouddha . Le seigneur s’adresse directement à lui : « Je suis le Seigneur, Créateur et Rédempteur; je t’ai choisi pour faire connaître aux hommes le sens intérieur et spirituel des Saintes Écritures. Je te dicterai tout ce que tu devras écrire « Plusieurs ouvrages célèbres sont issu de ses dialogues avec les êtres angéliques, un des plus connu est : Du Ciel (et de ses merveilles) et de l’Enfer, d’après ce qui a été entendu et vu .Dom Pernety fera la traduction de ce livre en français. Ce dernier quant à lui avait en commun avec Swedenborg d’avoir des communications directes avec la Sainte Parole et les Anges en plus de vouloir établir la nouvelle Jérusalem sur terre. L’histoire retiendra pourtant que Pernety n’était pas adepte de Swedenborg.
La secte d’illuminés la plus sulfureuse est certainement celle d’ Adam Weisshaupt (1748-1830 ) et ses Illuminatis ou Illuminés de Bavière qui sera réformé en 1780 par le baron de Knigge.
Ce courant est beaucoup moins mystique que politique, bien que des connaissances ésotériques étaient transmises aux plus haut grades de la secte. Leurs notoriétés s’est fait par leur doctrine subversive voulant en finir avec l’église et la monarchie, afin de rendre les hommes libres et égaux. Ils avaient mis au point des techniques d’infiltrations inspirées des Jésuites, ordre catholique dominant de l’époque. Une des devises de l’ordre est : La fin justifie les moyens. On retrouve parmi leurs membres des illustres personnages comme Goethe entre autres. C’est plus de 2000 membres qui devront prendre la fuite quand la secte sera interdite en 1775 pour complot contre la monarchie. La secte disparaîtra prétendument peu après, officieusement elle aurait perduré aux États-Unis. Adam Weisshaupt finira ses jours piteusement à Gotha, à la cour du Duc Ernest II Von Saxe_Gotha-Altenburg, oublié de tous.
Actuellement les illuminés de Bavière ou Illuminatis sont au centre de bien des spéculations dans les milieux dits conspirationistes. Il est fréquent qu’on leurs attribue la paternité du Nouvel Ordre Mondial de la Révolution Française et de tous les complots contre l’église Catholique et bien d’autres choses encore pas vraiment vérifiables. Dans cette logique, il est sous entendu que le monde serait entre les mains d’un gouvernement occulte tirant les ficelles dans le dos des peuples sans que ces derniers n’en prennent réellement conscience.
En résumé, la France et plusieurs autres pays d’Europe, mais aussi les Etats-Unis, sont animés durant le XVIII e siècle par des courants constitués d’élites agissant dans tous les domaines en vue de reformer radicalement les fondements de la société avant que ne tombent les têtes. Certains par l’application d’une pensée progressiste libératrice mettant en exergue le moi, d’autre par une sublimation de l’être dans la recherche mystique et métaphysique imprégnée de Christianisme originel et d’ésotérisme.
Tous ces acteurs du XVIIIème seront membres de sociétés secrètes, allant de la Franc maçonnerie aux Mouvances Rosicruciennes, Templières et autres courant Gnostiques Chrétiens ou pas , très en vogue à l’époque. Ils seront souvent déistes , parfois alchimistes, inventeurs, musiciens et toujours agissant pour le formatage de la société de l’époque soit en pleine lumière soit dans le contre-jours des alcôves et loges secrètes, soutenant dans leurs discours des avancées de la science matérialiste.
Ce foisonnement participera à l’élaboration du monde actuel.
L’enseignement des philosophes des Lumières perdurera et perdure encore aujourd’hui, alors que l’Illuminisme disparaîtra en apparence au profit des cercles occultistes et théosophiques qui prendront le relais au XIX e siècle, pour exploser au XXe

Lénine par Andy Wharol

 

 

- Entre Révolutions, Empires, Restauration, Directoire et Républiques, la science triomphante s’affirme comme porteuse d’une nouvelle destinée pour l’homme au XIX e siècle.

« L’homme est riche qu’à proportion du nombre de choses auxquelles nous pourrons nous permettre de renoncer. »
Henry David Thoreau - (1817/1862) précurseur des courants écologistes, non violent et grand inspirateur des mouvements Hippies; auteur entre autres de : La désobéissance Civile (1849), Walden ou la vie dans les bois (1854)

 

C’est le modèle de Cabane conçu par Thoreau qui servira à « UNABOMBER » (Théodore Kaczynski) de refuge dans la forêt alors qu’il envoie des bombes dans des colis entre 1978 et 1996 pour protester contre la dérive de l’emprise technologique sur l’humain. Au moins trois morts seront a déplorer et des dizaines de blessés des attentats qu’il commet. Il faut préciser que Kaczynski a aussi été un prodige des mathématiques, un cobaye des cybernéticiens dans des expériences de contrôle mental et un professeur d’université avant de devenir UNABOMBER. Là aussi, même si la revendication peut être jugée juste, la méthode est contestable, mais nous verrons que dans le nouveau monde, « La Fin justifie les Moyens » ...

Dans l’Antiquité, les savants préféraient ne pas mettre entre les mains des hommes certaines de leurs découvertes car ils pensaient que le temps n’était pas vu pour que ce dernier puisse en tirer parti sans s’y perde.
On a vu dans le paragraphe précédent que les Philosophies des Lumières et l’Illuminisme ont été le terreau pour la réalisation de la Révolution Française de 1789. Depuis la France n’est plus entre les mains d’une monarchie de droit divin mais dans celles d’une bourgeoisie éprise de matérialisme de pouvoir et en quête de légitimité. Le pouvoir nouveau se dote alors d’une constitution pour la structuration de l’état et proclame la fameuse déclaration des droits de l’Homme comme pilier de la nouvelle religion humaniste dans laquelle se drapent les acteurs du moment . Par la même occasion, l’état libère les forces du marché, supprime les corporations et ouvre les grandes écoles afin de préparer les nouvelles élites dans leurs rôles de planificateurs du nouveau monde. La France et la plupart des pays occidentaux passent très vite d’une société à dominante agraire et artisanale vers une société commerciale et industrielle, dont l’idéologie est technicienne et rationaliste. Le travail c’est la santé! C’est dans cette idée que les nouveaux citoyens du nouveau monde seront formatés et cela nous vient du protestantisme qui porte en lui les germes de ce qui constitue un « terreau » de valeurs qui révolutionnent la conception du travail et de la vie. En effet, d’après Max Weber 1864-1920 (sociologue allemand), le travail n’a pas à être considéré comme le châtiment expiatoire du pêché originel comme le rapporte l’éthique catholique. C’est au contraire une valeur fondamentale au travers de laquelle chacun s’efforce de se rapprocher de Dieu. De Dieu ou de Mammon ? ( Mammon est un des 7 princes de l’Enfer :
« Aucun homme ne peut servir deux maîtres : car toujours il haïra l’un et aimera l’autre. On ne peut servir à la fois Dieu et Mammon (Mathieu). »).
Force est de constater que l’homme sera mis au travail, plus pour enrichir les marchands, les banquiers et les industriels que pour se rapprocher de Dieu, c’est le moins que l’on puisse dire. Étymologiquement, le mot travail vient de « tripalium », nom d’un instrument de torture à trois branches chez les Romains.
Les Etats-Unis (toujours à la pointe) verront l’arrivée du Taylorisme inventé par : Frederick Winslow Taylor, 1856, 1915 . Cette science de l’organisation du travail ou Management a pour objectif d’accroître la productivité de l’ouvrier et la fortune des industriels et paraît- il ,aussi le confort de tous :« Constatant que la vision traditionnelle et artisanale du « métier » ne peut que favoriser les comportements individualistes et ruiner l'efficacité collective, Taylor en vient à la conclusion qu'il faut revoir complètement la philosophie et les principes concrets de collaboration et d'organisation du travail en atelier. En étudiant les conditions nécessaires pour améliorer la productivité des ouvriers, il aboutit à la conclusion qu'une approche méthodique s'impose : Ce qu'il décrit comme étant l’organisation scientifique du travail qu’il mettra en pratique dès 1880 (en abrégé l'OST). »
Cette science est déjà une organisation cybernétique avant l’heure.
Très rapidement la science de l’organisation du travail se répandra partout ou il y a des industries. C’est au XXe siècle cependant qu’elle prendra réellement tout son essor, augmentée par l’usage de la cybernétique applicable au travail, après la 2e guerre mondiale. Le management est dans toutes les entreprises, augmenté en cours de route par une radicalisation extrémiste à travers la mise en concurrence systématique des ouvriers, des cadres et de tous ceux qui composent l’entreprise en vue d’accroître les rendements. La destruction de la valeur du travail et la pression que font subir les DRH sur les employés a permis de mettre en avant les psychopathes et les pervers narcissiques, collaborateurs naturels de ce management par la terreur conduisant à l’épuisement des employés. Le Burn Out est le revers de la médaille de la fameuse science de la robotisation de la main d’œuvre et de la conscience humaine.
Face à cette triste réalité vont émerger de nouveaux courants de pensées en réactions à la nouvelle condition ouvrière dans les usines et dans les exploitations agricoles.

-Naissance du communisme
« En acquérant de nouvelles forces productives, les hommes changent leur mode de production, et en changeant le mode de production, la manière de gagner leur vie, ils changent tous leurs rapports sociaux. Le moulin à bras vous donnera la société avec le suzerain; le moulin à vapeur, la société avec le capitalisme industriel. »

-Karl Heinrich-Marx , 1818/1883, théoricien de la révolution, socialiste et communiste Allemand.

Le terrain est alors prêt pour une transformation radicale des sociétés occidentales avec l’avènement de l’ère industrielle, contraignant la classe ouvrière par de nouvelles charges dans un environnement adapté à la mécanisation et à l’invention de machines performantes permettant la réplique d’un objet en grand nombre, autrefois produit par la main de l’homme avec l’aide de l’outil. L’industrie appelle le développement des banques, du commerce à grande échelle et d’un nouveau genre de consommateurs producteurs en route, pour la société de consommation.
Les nouveaux révolutionnaires pour la cause ouvrière seront entres autres (Karl Marx, Friedrich Engels, Pierre- Vladimir Ilitch Oulianov Dit LENINE, Léon Trotski, etc).
Ils sont au rendez-vous de l’Histoire et s’activent dans l’ombre pour mettre de l’ordre dans l’ordre capitaliste au service des puissants. À l’Est, Lénine et Trotski, mettront fin aux règnes des TSARS de Russie dans un bain de sang inimaginable, suivit de 70 ans d’obscurantisme idéologique sous le règne du SOVIET SUPREME. Ces acteurs de la lutte des classes seront les fondateurs du Communisme lui-même issu du socialisme. Les promoteurs de la pensée Communiste sont souvent issus de grandes familles d’industriels (avec lesquelles ils seront en rupture) , de la bourgeoisie ou de l’administration.

« Dans son sens d'origine, le communisme est une forme d’organisation sociale sans classe, sans ÉTATS et sans monnaie, où les biens matériels seraient partagés. Au XIXe siècle, le mot « communisme » entre dans le vocabulaire du socialisme. Il se rattache en particulier à l'œuvre de Karl Marx et Friedrich Engels— qui le reprennent à leur compte en 1848 dans le Manifeste du Parti communiste — et, par extension, à l'école de pensée marxiste. En 1917 les bolcheviks, dirigés par Lénine, prennent le pouvoir en Russie lors de la Révolution d’Octobre. Cet évènement change radicalement le sens du mot communisme : il désigne désormais un mouvement politique international, né d'une scission du socialisme, et qui se reconnaît dans le courant révolutionnaire incarné par les bolcheviks comme dans l'interprétation du marxisme par Lénine. Le communisme se présente désormais comme la véritable expression politique du mouvement ouvrier, au détriment de la social - démocratie dont il est issu. Selon cette acception, le communisme constitue l'un des phénomènes les plus importants du XXe siècle, qui a pu être qualifié de « siècle du communisme » tant cette idéologie y a tenu un rôle moteur. »
Il n’en demeure pas moins que la transposition dans la réalité des thèses communistes n’apportera ni la paix ni la victoire salutaire des ouvriers, bien au contraire.

 

 

Les Anarchistes

« La propriété, c'est le vol ! »
« S’il est un être qui, avant nous et plus que nous, ait mérité l’enfer, il faut bien que je le nomme : c’est Dieu »
« L’anarchie est le plus haut degré de liberté et d'ordre auquel l'humanité puisse parvenir. »
-Pierre-Joseph Proudhon- 1809,1865

L’anarchie : « Pour les uns, c'est l'absence de gouvernement, d'autorité, de principe, de règle, et par conséquent c'est le désordre dans les esprits et dans les faits. Pour les autres, c'est l'élimination de l'autorité sous ses trois aspects politique, social et religieux, c'est la dissolution du gouvernement dans l'organisme naturel, c'est le contrat se substituant à la souveraineté, l'arbitrage au pouvoir judiciaire, c'est le travail non pas organisé par une force étrangère mais s'organisant lui-même, c'est le culte disparaissant en tant que fonction sociale et devenant adéquat aux manifestations individuelles de la libre conscience, ce sont les citoyens contractant librement non pas avec le gouvernement mais entre eux, c'est enfin la liberté, c'est l'ordre. »
-Alexandre-Louis-Guillaume Asseline- 1829 ,1878

 

Dans le texte issu de l'Encyclopédie générale en 1869,
Les Anarchistes du XIXe les plus célèbres sont :
Jules Vallès, Mikhaïl Bakounine, Pierre Kropotkine Pierre-Joseph Proudhon, Émile Henry, Élisée Reclus, Jean Grave, Anselme Bellegarrigue etc

Pendant ce temps d’autres philosophes triturent leurs esprits afin de donner à l’homme de nouvelles planches de salut à sa destinée : Friedrich Wilhelm Nietzsche, Georg Wilhelm Friedrich Hegel, Arthur Schopenhauer etc

 

Metropolis

Metropolis

Il apparaît,au même moment, les grandes dynasties d’industriels, de marchands et de Banquiers, utilisant à leurs profits les nouvelles avancées scientifiques et ses applications dans la chimie, la médecine, l’industrie, les armements, la planification de l’agriculture, l’ organisation du monde ouvrier dans les usines et tout ce qui peut concourir à la mise en orbite d’un nouveau paradigme pour l’homme du futur à condition qu’ils en soient les maîtres. Les Académies scientifiques deviennent les nouvelles références du progrès, la nouvelle élite est désormais dans les rangs de la science , avec ses règles, ses dogmes et ses récompenses. Paradoxalement, l’homme ordinaire devient un laborieux producteur consommateur, esclave d’un nouveau genre au service des patrons et des machines de plus en plus performantes tout en étant demandeur de plus de confort et de liberté. L’homme accède à l’éducation, à un nouveau statut social de « citoyen libre » . Il obtient des droits et des devoirs en échange d’une nouvelle forme d’asservissement volontaire jamais expérimenté jusqu’alors, dans l’histoire de l’humanité. Dans le même temps, la Religion perdra de son influence et devra composer avec la nouvelle vague avant d’être submergé au XXe siècle par l’ouverture sur le monde des postures libératrices et révolutionnaires qui se développeront en même temps que les innovations tout azimut. Dans ce nouvel éden d’acier et de promesses , l’homme est encore soumis aux dogmes de l’église qui accompagne tant bien que mal la transformation. La loi concernant la séparation des Églises et de l'État est une loi adoptée le 9 décembre 1905 à l'initiative du député républicain-socialiste Aristide Briand.
Il faudra quand même attendre le milieu du XXe pour voir la religion Catholique décliner au profit de nouvelles philosophies exotiques et mystiques qui viendront agiter les nouvelles postures libératrices des générations de l’après-guerre, nous en reparlerons.

La deuxième moitié du XIX va connaître une accélération exponentielle des découvertes scientifiques, comme si, subitement l’espace-temps s’était contracté.
Les innovations sont permanentes, la machine à vapeur renvoie progressivement les boeufs et les chevaux à l’étable ou à l’abattoir et transforment les chemins de terre en chemin de fer. Le développement exponentiel de la chimie triture la matière, la synthétise, la transforme dans de nouveaux produits utiles aux nouvelles machines et aux nouveaux besoins de l’homme porté par la promesse d’une émancipation libératrice porteuse de richesse salvatrice.
-Premier vol d’un aéroplane en 1890 avec le Eole de Clément Ader.


Il est intéressant de noter que la plupart des premières industries chimiques étaient à leurs créations des fabricants de colorants : SANDOZ, CIBA, BASF entre autres.
Plus rien ne doit s’opposer à la réalisation de la grande transformation. Tout s’exploitera, s’explorera, s’achètera et se vendra. Il ne fait aucun doute que cette posture animera les plus progressistes comme les plus mercantiles. Des chantiers gigantesques son désormais possible dans de nombreux domaines. La médecine, la biologie et la pharmacologie travaillent de concert et renvoient au placard les vieilles traditions médicinales empiriques, Georges MENDEL invente la génétique en étudiant la botanique qui sera bien vite applicable à l’homme . L’Éther est mis au rebut, l’Alchimie est discréditée. Dés lors, l’univers n’a du sens que dans l’approche matérialiste de la preuve scientifique. Le coup de grâce est donner aux anciennes sciences avec les premières innovations fraîchement sorties des laboratoire dans lesquels l’ATHANOR a disparu, tout comme les invocations aux esprits de la nature des anciennes sciences hermétiques. Les premiers vaccins, puis, la pasteurisation, la stérilisation de ce « Sacré PASTEUR » et l’approche matérialiste du corps achèveront l’ancienne vision de l’union sacrée du corps de l’esprit et des éléments, l’éther n’a bientôt plus d’adeptes. Ainsi les grimoires et les formules « philosophales » seront rangés dans le domaine des curiosités et des fantasmes d’un autre temps. Les académiciens s’installent en cénacle tout puissant tel une inquisition destinée à mettre hors d’état de nuire toutes déviances à la pensée de la science moderne et cartésienne qu’ils portent à bout de bras. La théorie de l’évolution de DARWIN a fait son chemin; il n’y a pas de doute, ils sont évolués, donc dominent, donc faits pour donner la bonne trajectoire de l’homme, même si le siècle suivant, montrera que, sur bien des aspects, ils étaient encore aveugles. Les laboratoires de recherches deviennent les nouveaux sanctuaires où l’atome commence à livrer ses secrets dans un nouveau genre de transmutation au rayonnement sans fin, ce ne sera que le début . Au même moment des inventeurs mettent aux points les prémices de la télécommunication, le télégraphe permet d’avoir des nouvelles fraîches, les rotatives permettent la diffusion plus large de l’information, et le journalisme deviendra une profession, la TSF est encore à l’état de prototypes, le Morse ouvre la voie de la communication codé au service des armées, le téléphone arrive. D’autres inventent les ampoules et c’est le début de la grande électrification avec les infra structures qui vont avec;Nicolas TESLA invente le courant alternatif, le phonographe met la musique en boîte , sur rouleaux, sur carte;la photographie encore sur plaque annonce la photo de famille pour tous; le cinéma des frères LUMIÈRE (ça ne s’invente pas) commence à illuminer les salles obscures ...  Hollywood (le bois sacré est encore un bois dormant)

La Conspiration Cybernétique 2.0

Les eugénistes

Devant ce florilège de merveilles données à l’homme par la science, d’autres aspects de la chose déboucheront sur des dérives hors de l’imagination, pendant que l’Église y perd son Latin. Toute médaille a un revers ...
C’est au XIXème siècle, notamment en Angleterre que des scientifiques inspirés par les théories de Darwin et de Mendel élaborent les fondements de l’eugénisme.
Le terme « eugenic » a été employé pour la première fois en 1883 par le scientifique britannique Francis Galton(1822-1911), fondateur de la biométrie, inventeur du sac de couchage et des statistiques, cousin de Charles Darwin et grand théoricien de l’eugénisme. Les statistiques seront utiles plus tard au développement de la cybernétique. Galton est également parent par alliance avec une autre eugéniste de renom :
Thomas Henry Huxley, 1825-1895 (Le Bouledogue de Darwin) à l’origine de l’eugénisme radical, en plus d’être le grand père de Sir Aldous Huxley (le Meilleur des Mondes, prophète des états de conscience altérée et pape de la Soft Dictature sous SOMA) et de Sir Julian Huxley (eugéniste, socialiste progressiste) il participe à la création de l’UNESCO et sera un des fondateurs du WWF; Cerise sur le gâteau, il invente le terme transhumisme en 1957.
F Galton et T.H.Huxley partagent l’idée que les classes sociales sont ni plus ni moins que la résultante d’une génétique particulière, bien évidemment, à l’origine de la supériorité des classes dirigeantes, d’un point de vue qualitatif, intellectuel et génétique.
Ce postulat sera également celui de Lord Bertrand Russell,1872-1970 et de HG WELLS, 1848-1946 ( dont on va reparler).

L’eugénisme donnera une légitimité à tous les planificateurs du genre humain du moment, pouvant donner libre cours à leurs volontés de dominations, y compris quand il s’agira de la construction de fortunes ou d’empires sanglants et destructeurs ,sur le dos des peuples. S’ils sont meilleurs ,génétiquement parlant, alors ils ont le droit d’être plus que de simples mortels. Dans cette vision de la supériorité, il n’y a plus besoin d’avoir de la force physique, ou d’observer certaines règles, celle de l’honneur par exemple. Avec les eugénistes, seul le résultat compte et peu importe la méthode puisque la créature génétiquement supérieure est conçue pour vaincre, par tous les moyens, la ruse et le mensonge, le double ou triple discours sera au programme de leurs conquêtes. Pour preuve, les plus fervents représentants de l’eugénisme ,à tendance « socialiste », sont aussi à l’origine des grands courants écologistes et pour un gouvernement mondial matérialiste comme le furent , Russell, J Huxley ou A Huxley. Ils préconisent une réduction de la population, . Selon eux la surpopulation est une menace, pour l’intelligence, pour la science et pour eux-mêmes. Du coup, tout est possible pour asservir, détruire et piller, mais pour la bonne cause. C’est bien au XIXe siècle qu’une nouvelle espèce de prédateurs voit le jour et s’organise pour mettre en place une feuille de route pour l’humanité du XXe siècle. Tout ce beau monde se retrouve dans des cercles fermés, en groupes de penseurs élitistes qui répandront leurs théories partout dans le monde avec l’appui de réseaux d’influences et de gros moyens financiers. Nous en payons aujourd’hui le prix.

On voit clairement ici que l’une des principales sources d’inspiration de la théorie darwinienne de l’évolution est Thomas Malthus, 1766-1834: le « maltusianisme » inclut une politique active de contrôle de la natalité pour maîtriser la croissance de la population. Ce dernier part du principe qu’une quantité relativement fixe de denrées est disponible et qu’un accroissement de la population mène forcément à une situation où certains n’auront pas de quoi subvenir à leurs besoins. S’il y a, à table de quoi nourrir cinq personnes, un nouvel arrivant va obligatoirement provoquer la famine d’une personne. Qu’a cela ne tienne, les théories des eugénistes participeront à la construction et à la diffusion de la mouvance eugéniste qui évolue en parallèle avec les recherches sur la génétique. Ils feront partie des concepteurs du socialisme qui explosera à la face du monde par la même occasion.
En réalité, les promoteurs des théories eugénistes voient le peuple comme un cheptel sur lequel ils ont tous les droits y compris celui de décider de qui a le droit de vivre ou de naître. Quelle différence entre les différents courants qui s’affronteront en façade ? Aucun puisque le résultat est le même. Il est temps de comprendre que les grands mouvements de libération ne sont pas toujours portés par des libérateurs mais par les agents d’une idéologie qui poursuit d’autres buts , par exemple celui de garder le contrôle sur les masses. Il y en a d’autres. C’est une autre version du bon berger gardant ses moutons pour les conduire sur la route du paradis.
Par exemple :
Aux XXe siècles des scientifiques et des médecins adeptes du mouvement pour la promotion de la chose eugéniste passent à l’attaque. Ils militent en faveur de politiques volontaristes d’éradications des caractères jugés handicapants ou dans le but de favoriser des caractères jugés bénéfiques. Son influence sur la législation s’est traduite principalement dans trois domaines : la mise en place de programmes de stérilisations contraintes, là où la culture dominante le permettait, un durcissement de l’encadrement juridique du mariage et des mesures de restriction ou promotion de tel ou tel type d’immigration. Le Japon, les États-Unis furent les premiers à le faire, suivis par la Suède, L’Allemagne nazie (tristement célèbre) , le Pérou ; deux provinces canadiennes, L’Alberta et la Colombie-Britannique ont aussi mis en place de tels programmes, à des fins eugéniques, comparables au programme américain. En Inde, Indira Gandhi et son fils le Premier ministre, Sanjay Gandhi, avec le soutien de la Banque Mondiale et de la Suède organiseront la stérilisation de masse des hommes pauvres de la population indienne, à partir de 1975. En tout, 6,2 millions d’hommes ont été stérilisés de force, soit 15 fois le nombre de stérilisés par les nazis; sans commentaires. La Chine communiste optera au XXe pour l’enfant unique sous peine de contraintes, aujourd’hui ils en sont à deux enfants par couple , le boum économique est passé par là avec la fin du régime Communiste de MAO ZEDONG , mais la Chine est aujourd’hui asphyxiée par la pollution et de grandes zones sont détruites par les industries chimiques et la production effrénée de tout et n’importe quoi, à la demande d’une partie du monde, friand de produits de mauvaises qualités.
Il n’en demeure pas moins que l’eugénisme est toujours d’actualité au XXIe siècle. Il a juste changé d'emballage et il est augmenté d'un arsenal de nouvelles technologies (qui permirent entre autre le décodage de l’ADN), d'un nouveau marketing et son image est numérique et virtuelle . Elle a comme cadeau dans son bagage l'immortalité pour tous , alors pourquoi être contre ? Aujourd'hui les nouveaux eugénistes sont les transhumanistes; qui s' en était rendu compte ?
Les transhumanistes actuels sont les héritiers des eugénistes du XIXe et des cybernéticiens du milieu du XXe, des plus noirs aux plus utopistes . Ils proclament la Mort de la Mort par le couplage de l’homme avec la machine. Ils préconisent l’homme augmenté avec en ligne de mire la modification génétique et l’eugénisme volontaire afin de parvenir à des êtres choisis et augmentés en tant que de besoin pour satisfaire la demande de l’enfant parfait destiné à un nouveau genre de parent géniteur de races pures. Hitler sort de ses corps ! La grande majorité de la population n’a pas encore intégré le fait que le transhumanisme est réellement le plus grand danger pour l’existence de l’humain sur cette planète. Mais qui a envie de s’opposer à la promesse de la perfection et de l’immortalité ? Qui a envie de s’opposer à la garantie d’en finir avec la souffrance, la maladie , la faiblesse et la vieillesse ? Il n’y a pas grand monde pour être contre et qui ne dit rien, consent puisque ce monde est déjà connecté aux merveilles de l’informatique. L’emballage est parfait et le discours est sans voix mais parfaitement audible à tous . Dès à présent nous devons comprendre que notre temps est compté. Les avancées des technologies NBIC (Nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives) sont les outils de la bête transhumaniste , cette dernière a pris sa source dans les poubelles de l'eugénisme et de la cybernétique nous l'avons vu , ne serait-il pas temps de réfléchir aux revers de la médaille ?
Si bientôt 8 milliards d'humains sur la planète accèdent à l'immortalité d'ici la fin du XXIe siècle selon les maîtres du genre , alors il est légitime de penser que ces gens là sont des menteurs car il n'y a aucune logique viable dans cette promesse .
A moins que la promesse ne soit la tentation ultime qui débouchera sur le règlement pour solde de tous comptes d'une humanité définitivement à bout de souffle selon le constat de HG WELLS
« L’espèce humaine est en fin de course. L’esprit n’est plus capable de s’adapter assez vite à des conditions qui changent plus rapidement que jamais. Nous sommes en retard de cent ans sur nos inventions. Cet écart ne fera que croître. Le Maître de la Création n’est plus en harmonie avec son milieu. Ainsi le monde humain n’est pas seulement en faillite, il est liquidé, il ne laissera rien derrière lui. Tenter de décrire une fois encore la Forme des choses à venir serait vain, il n’y a plus de choses à venir. »
HG Wells dans un de ses derniers livres : L’esprit au bout du rouleau (1947)

Nous comprenons alors mieux pourquoi Bill Gate se demande: comment se fait t-il que nous ne soyons pas plus inquiets face à l'IA et au Transhumanisme .

 

La Conspiration Cybernétique 2.0

-La Littérature débridée

C’est aussi le moment des grands écrivains, poètes et romanciers, notamment le Romantisme qui sera un des courants, le plus marquant de cette époque , initié en France par Chateaubriand, 1768-1848 puis porté par Victor Hugo, Alfred de Vigny,Alfred de Musset , Alphonse de Lamartine, Prosper Mérimée , etc( la plupart de ces écrivains joueront un rôle politique de premier plan). D’autres affectionnent le symbolisme ou les récits qui explorent les méandres tortueux de leurs « Moi » sous l’emprise de l’alcool ou de l’opium en provenance des colonies :Charles Baudelaire, Lautréamont, de Nerval, etc. D’autres comme Jules Verne avec son « Voyage au centre de la terre » ou Edward Bulwer-Lytton avec son roman The coming Race (La race qui vient) spéculent sur la possibilité d’un monde infra-terrestre . Dans les deux romans, il s’agit pour l’un d’une exploration du centre de la terre, ce qui est pour le moins singulier à l’époque, et dans l’autre d’un peuple supérieurement évolué (les Vril-YA) vivant dans les entrailles de la terre maîtrisant l’énergie du « VRIL’ . Tout cela serait risible ou distrayant, si il ne s’agissait que d’une simple spéculation originale sans lendemain . En réalité, le livre de Bulwer-Lytton aurait influencé les Nazis « Hitler lui-même aurait lu le livre ». On retrouve dans l’occultisme NAZI ou « Ariosophie » des thèmes similaires, imprégnés de mysticisme et de mythologie nordique, de magie et de races supérieures vivant dans un mode infra terrestre. Jules Verne, avec ses romans, ne se contentera pas seulement de visiter le centre de la terre, il embarquera le monde dans l’exploration des grands fonds marins et dans la conquête spatiale et rendra le roman d’anticipation (pas encore de science-fiction) accessible à tous.
Dans un genre fantastique imprégné d’ésotérisme ,de symbolisme ,de mythologie et de légendes cabalistique dans la tradition du Golem, Marie Shelley, 1797 /1851 écrit Frankenstein ou le Prométhée moderne en 1818 . Ce roman est déjà une préfiguration de l’homme reconstruit. Celui de Marie Shelley est fait de plusieurs cadavres assemblés par un savant fou. Il est question aujourd’hui de greffer une tête sur un autre corps et le coeur artificiel est déjà opérationnel. Philippe Auguste de Villiers de L’Isle-Adam, 1838-1889 écrit « L’Ève future », un court roman, écrit en 1886, où l’ingénieur Edison, invente une femme artificielle censée racheter l’Ève déchue. C’est d’ailleurs dans cet ouvrage fondateur pour la science-fiction que Villiers utilise le mot « Andréide » (du grec andr- humain et -eides espèce - à l’image de) pour désigner une créature artificielle conçue comme la réplique d’un être humain, donnant ainsi son sens moderne à un terme qui désignait autrefois les automates. Plus tard Friz Lang donnera un corps à cette « Andréide » dans son film culte Métropolis. Le temps des Cyborgs est déjà dans les tuyaux au XIXe siècle.
Le terme anglais science-fiction est apparu pour la première fois en 1851 sous la plume de William Willson dans un essai intitulé « A Little Earnest Book Upon A Great Old Subject ».

Il faudra attendre la première moitié du XXe siècle pour que la science-fiction devienne un genre à part entière. C’est là qu’il est possible de voir que les prophéties fantastiques finissent par être auto-réalisatrices et que l’anticipation peut devenir la réalité ... Cet aspect des choses sera un terrain de recherche pour les Cybernéticiens du XXe , mais ne dit ont pas qu’une chose existe à partir du moment où elle est nommée.

- Le Cinématographe
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Déjà dans l’Antiquité, les prêtres utilisaient des dispositifs ingénieux afin de projeter des formes sur les murs des sanctuaires pour fasciner les adeptes et obtenir leurs dévotions. Dans un genre proche, les ombres chinoises ou théâtre d’ombre proviennent des temps les plus anciens, probablement de Chine ou d’Inde. Dans un premier temps, cette technique était utilisée pour l’invocation des morts, puis le Théâtre d’Ombre permettra la mise en scène de spectacles poétiques et fascinants, c’est encore aujourd’hui un genre à part entière dans le domaine du spectacle. Au XVIIIe et au début du XIXe, des inventeurs audacieux réalisent des machines pouvant donner l’impression du mouvement à partir de plusieurs dessins, c’est la Lanterne Magique. Avec l’arrivée de la Photographie et des plaques de verre enduit d’un réactif , d’autres inventeurs mettront au point des projecteurs plus perfectionnés, mais ils tourneront en boucle sur un nombre d’images limité à la dimension du disque tournant entre une lampe et une lentille. Durant la deuxième moitié du XIXe ce sera la course des inventeurs pour mettre au point les appareils adaptés pour un usage grand public, avec l’assurance de la renommée et de la fortune à la clef. En réalité c’est Thomas Edison qui réalise les premières projections de ce qui n’est pas encore le cinématographe, mais le Kinétographe et la première caméra, fonctionnant avec un film de 35 mm, en 1891. Les Frères Lumière inventent un système sensiblement différent qui permet l’enregistrement, la duplication et la projection du film sur grand écran. La première projection cinématographique que l’histoire retiendra c’est déroulé en 1895 à Paris. Le cinématographe vient de naître et fascinera le monde immédiatement. Les premières tentatives seront anecdotiques dans le contenu, mais d’une portée planétaire, le cinématographe va décoller les rétines des spectateurs, mais le cinéma est encore sans voix, comme les spectateurs devant les images en mouvements. La mise en images de la littérature est désormais possible de même que la prise de vue de certains événements, d’actualités ou de divertissements. L’industrie cinématographique sera la première industrie artistique issue de la révolution industrielle. Il faudra attendre le début de XXe pour que les premières grandes firmes de productions de films apparaissent aux Etats-Unis.
Les planificateurs comprendront bien vite quels usages ils peuvent faire de cette nouvelle invention. Le cinéma est une usine à faire rêver, mais c’est aussi un outil formidable pour créer des tendances, des comportements, des modes et pour la diffusion d’une propagande politique.


« Vers l’histoire d’un monde de l’écran. »
Charles Musser- Historien du Cinéma né en 1951
Il y a un avant et après le cinématographe.

 

 

 

- La psychanalyse
C’est à la fin du XIX que les bases de la psychanalyse sont jetées à la face du monde par Sigmund Freud. L’homme moderne ne se confesse plus il s’analyse , il a des pulsions , des refoulements, des complexes, un SURMOI , son sexe le contraint, du coup il a une foule de désirs réprimés, le tout manifesté par des névroses en plus d’avoir un inconscient que Carl Gustav Jung élargira au collectif , c’est-à-dire la mémoire de toutes les actions humaines depuis le commencement (cela rappelle par certain côté la mémoire Akashique des théosophes de la fin du XIX). Jung sera un temps adepte de Freud puis ouvrira son champ de recherche à l’Alchimie, à l’étude des rêves, des mythologies et des religions. Dans cette brèche ouverte sur l’inconscient humain s’engouffreront rapidement d’autres scientifiques qui décortiqueront tous les mécanismes de la psyché humaine sous-différentes écoles. L’hypnose est remise à la mode, l’hystérie est partout, les drogues chimiques arrivent pour venir (en apparence) à bout de la souffrance mentale, les camisoles de forces sont encore d’actualité et la dépression nerveuse s’invite au menu de l’homme moderne sans modération ....
Pendant ce temps, l’anthropologie disséquera les comportements humains partout où ce sera possible, ces travaux participeront ultérieurement à la création de la cybernétique et seront à l’origine de l’antipsychiatrie, du contrôle mental et de l’étude de la schizophrénie; manque de bol, elle sera au rendez vous ; force est de constater que la schizophrénie est le nouveau point d’équilibre de la société contemporaine,


« L'art ne veut pas la représentation d'une belle chose mais la belle représentation d'une chose. »

-Emmanuel Kant- 1724/1804, est un philosophe allemand, fondateur du Cristicisme et de la doctrine dite « Idéalisme Transcendantal » .
Son œuvre, considérable et diverse dans ses intérêts, mais centrée autour des trois Critiques, à savoir la Critique de la raison pure , la Critique de la raison pratique, la Critique de la faculté de juger, fait ainsi l'objet d'appropriations et d’interprétations successives et divergentes .
- L’Art en réaction
La Musique connaît aussi une révolution avec les Romantiques (Berlioz, Schubert, Wagner, Chopin, Verdi etc) C’est d’ailleurs avec les Romantiques que le clavecin est supplanté par le piano. La peinture et les arts graphiques ne sont pas en reste dans cette révolution qui sera aussi esthétique.Même si le début du XIXe siècle vit le retour du néo-classicisme sous la férule de l’académie des Beaux arts qui imposant ses règles, un vent de liberté a soufflé sur la peinture dans le choix de thèmes ou dans la manière de traiter le dessin avec par exemple: Johann Heinrich Füssli ou George Romney traitent déjà avec audaces leurs compositions.Au début du XIXe siècle, William Blake ou Francisco de Goya et même Eugène Delacroix pourtant membre de l’Académie avaient déjà posé les bases d’une nouvelle façon de peindre, leurs successeurs ne s’arrêteront pas en si bon chemin ...
L’avènement de la photographie et des tubes souples de couleurs toutes prêtes ne seront certainement pas étrangers à l’exploration de nouvelles techniques picturales libérées des contraintes académiques dès la deuxième moitié du XIXe siècle. Les peintres n’auront plus à faire des portraits réalistes puisque la photographie le fait déjà bien mieux. Ils pourront aller peindre en plein air sur le motif et percevront la nature sous un autre angle. La myopie de certains peintres sera mise à profit pour donner aux compositions des effets vaporeux où le réalisme de la scène apparaît avec le recul. La peinture par touche de couleurs pures, juxtaposées, laisse à la vision de l’observateur le soin de faire le mélange (persistance de la rétine) pour que surgisse la profondeur, les modelés, les reflets et le sentiment d’une peinture vivante narrant la quiétude des bords de rivières, la joie des guinguettes, les vapeurs des paysages bucoliques et romantiques dans l’ insouciance apparente de l’époque ...
C’est en 1874 qu’a lieu la première exposition publique des « Impressionnistes’ , le groupe essuie des critiques très violentes. Ainsi, un article sarcastique du critique et humoriste Louis Leroy dans la revue le Charivari, dans lequel il tourne en dérision le tableau de Monet intitulé « Impression, soleil levant’ , donne au mouvement son nom : « L’impressionnisme ». Le terme est bientôt repris par le public et par les artistes eux-mêmes, bien que ceux-ci estiment être rapprochés par leurs esprits révolutionnaires bien plus que par la réalité de leurs arts.
Parmi les représentants les plus emblématiques de ce groupe notons Claude Monet, Camille Pissaro, Alfred Sisley, Auguste Renoir, Paul Cézanne, Edgar Degas, Berthe Morisot, Armand Guillaumin, Albert Lebourg, Édouard Manet, Mary Cassatt, Gustave Caillebotte, Frédéric Bazille, etc.
Le grand marchand d’art Durand-Ruel propulsera les « Impressionnistes » sur le devant de la scène internationale et permettra à leurs oeuvres d’atteindre des côtes jamais encore égalées pour des peintures modernes. Le grand marché de l’art est en route. Un autre groupe célèbre participera encore d’avantage à la mutation de l’art pictural de la fin du XIX : Les Nabis, le terme Nabi, ou nebiim signifie en hébreu, dans un sens actif « orateur » ou « annonciateur », ou dans un sens passif « celui qui est ravi dans une extase » ou « appelé par l’esprit ». En occident Nabi a été traduit par « prophète », « illuminé » ou encore « celui qui reçoit les paroles de l’au-delà », « l’inspiré de Dieu ». Ils sont en cela des héritiers des illuminés des XVIIIe.
Il n’en faut pas plus pour comprendre que les Nabis sont en rupture avec les autres mouvements , ils sont en quelque sorte les Illuminés de la peinture. Ils veulent se détacher des contraintes du réalisme, ils cherchent une voie plus spirituelle imprégnée d’ésotérisme ,de Théosophie. L’orient les inspire tout comme le Japon, ils s’appliquent à retrouver le caractère « sacré » de la peinture et à provoquer un nouvel élan spirituel au moyen de l’art. Paul Gauguin sera l’un des plus emblématiques représentant de cette école avec Pierre Bonnard, Paul Sérusier, Odilon Redon etc. Au même moment, des Artistes plus singuliers travaillent au renouveau de la peinture avec leurs visions respectives. Vincent Van Gogh proche des Nabis incarne l’artiste maudit au génie fulgurant, il finira sa vie dramatique dans un asile sans jamais avoir vendu un seul tableau, mais il aura laissé au monde plus de 2000 oeuvres que les plus grandes collections s’arrachent à prix d’or. Paul Cézanne, l’artiste inspiré dans le confort d’une bourgeoisie provinciale sera l’opposé de Van Gogh. Cézanne aimera peindre des baigneuses qui seront en fait des baigneurs faute de mieux, et des « Sainte Victoire » a n’en plus finir. Son oeuvre rompt définitivement avec l’académisme et les conventions. Sa contribution sera déterminante pour l’art du XXe , on lui attribue la paternité de l’art moderne. Matisse est aussi une artiste clef parmi les précurseurs, sa peinture est définitivement liée a l’art moderne. Avec ces artistes, l’art Moderne est en train de naître. À la charnière entre la fin du XIXe, et le début du XXe tout basculera encore une fois avec l’Abstraction, le Cubisme, le Minimalisme, le Futurisme, le Constructivisme, DADA, le Surréalisme, l’Art Conceptuel etc. D’une certaine manière, les courants inspirateurs de l’art moderne vont de pair avec l’ensemble des grandes courants de modifications de la pensée de l’ère industrielle et technologique en marche. La machine rentre dans la composition artistique avec les Futuristes , d’autres parlent de nouvelles mystiques , d’autre encore comme Mondrian sera membre de la Société Théosophique de Madame Blavatsky , pour autant nous ne savons pas si l’art a retrouvé son sens sacré au XXe , c’est pas certain, pour le XXIe cela ne semble pas être le cas en tout cas pas pour le moment .
Quelques grands initiateurs de la révolution plastique, ils sont tous nés dans la deuxième moitié du XIXe siècle :
Kasimir Severinovitch Malevitch -1878, 1935-, Marcel Duchamp - 1887, 1968-, Pieter Cornelis Mondriaan, appelé Piet Mondrian - 1872,1944-, Francis-Marie Martinez de Picabia - 1879, 1953-- , Jean Arp ou Hans Arp -1886, 1966- Sophie Taeuber, -1889 1943- Sonia Delaunay, née Sophie Stern ou bien Sara Illinichtna Stern- 1885,1979- Georges Braque -1882, 1963- et bien sûr Picasso, etc.

FUTURISME, DADA, BAUHAUS & De STIJL ou La radicalisation transcendantale de l’avant-garde Artistique 1909 /1939
Le Futurisme est né en ITALIE autour du poète Filippo Tommaso Marinetti (Manifeste Futuriste 1909). Auteurs de deux manifestes en 1910, les premiers peintres du mouvement, Giacommo Balla, Umberto Boccioni, Carlo Carr0, Gino Severini, Luigi Russolo . Luigi Russolo (1885-1947 empruntent à la technique divisionniste et au cubisme pour faire interférer formes, rythmes, couleurs et lumières afin d’exprimer une « sensation dynamique-énergique », une simultanéité des états d’âme et des structures multiples du monde visible.
Un mouvement « Valet de Carreau » a existé en Russie (appelé également Cubo- Futurisme) dans les années 1910-1917 Vladimir Maïakovski, Kasimir Malevitch, Velimir Khlebnokov, Piotr Kontchalovski, Mikhaïl Matiouchine, Ilia Machkov Aristarkh Lentoulov, Nathalie Gontcharova, Vladimir Tatline etc.).
Le futurisme prône l’amour de la vitesse (Luigi Russolo, Dynamisme d’une automobile, 1912-1913) et de la machine (exalte la beauté des voitures), ainsi que la nécessité de la violence pour débarrasser l’Italie du culte archéologique du passé. Marinetti est le seul à pousser ses idées jusqu’à se réclamer du social darwinisme en exaltant « la guerre - seule hygiène du monde ». Théoricien du « dynamisme plastique futuriste », Boccioni écarte les nouveaux médias technologiques, tel le cinéma et la photographie. Il stigmatise les recherches du « photodynamisme futuriste » des frères Anton Giulio et Arturo Bragaglia , ainsi que le cinéma abstrait des frères Arnaldo Ginaldo et Bruno Corra , considérant que la main de l’artiste est l’instrument le plus apte à transmettre l’élan vital qui nourrit le monde moderne.
Plus qu’un mouvement, le futurisme devient un art de vivre et une véritable révolution anthropologique. Il touche la peinture, la sculpture, la littérature, le cinéma, la photographie, le théâtre, la mise en scène ; la musique, le Bruitisme et l’architecture, la danse, la typographie, les moyens de communication, et la politique, la cuisine, ou la céramique. Le dernier manifeste Futuriste date de 1939.
Dada est issu d’une filiation expressionniste et sa véritable naissance est le Manifeste littéraire, publié sous forme de tract, en février 1915, à Berlin, par HUGO BALL et Richard Huelsenbeck. Ceux-ci, en se déclarant « négativistes », affirment :
« Nous ne sommes pas assez naïfs pour croire dans le progrès. Nous ne nous occupons, avec amusement, que de l’aujourd’hui. Nous voulons être des mystiques du détail, des taraudeurs et des clairvoyants, des anti-conceptionnistes et des râleurs littéraires. Nous voulons supprimer le désir pour toute forme de beauté, de culture, de poésie, pour tout raffinement intellectuel, toute forme de goût, socialisme, altruisme et synonymisme. »
C’est à partir de ce texte que s’esquisse la position spécifique de dada.
« Dada connaît notamment une rapide diffusion internationale. Dada met en avant un esprit mutin et caustique, un jeu avec les convenances et les conventions, son rejet de la raison et de la logique, et marque, avec son extravagance notoire et son art très engagé, sa dérision pour les traditions. Les artistes de dada se voulaient irrespectueux, extravagants, affichant un mépris total envers les « vieilleries » du passé. Ils cherchaient à atteindre la plus grande liberté d’expression, en utilisant tout matériau et support possible. Ils avaient pour but de provoquer et d’amener le spectateur à réfléchir sur les fondements de la société. Ils cherchaient également une liberté du langage, qu’ils aimaient lyrique et hétéroclite ».
Le mouvement dada ou dadaïsme est un mouvement intellectuel, littéraire et artistique du début du xxe siècle, qui se caractérise par une remise en cause de toutes les conventions et contraintes idéologiques, esthétiques et politiques.
De Stijl mot Néerlandais signifiant : « le style » fut tout d’abord une revue D’art Plastiques et D’architecture, publiée de 1917 à 1928, sous l’impulsion de Théo Van Doesburg et avec la participation active de Piet Mondrian. Par extension, De Stijl désigne un mouvement artistique issu du néoplasticisme et ayant profondément influencé l’architecture du XXe siècle (en particulier le Bauhaus et, par voie de conséquence, le style INTERNATIONAL).
Pour reprendre la formule de Marek Wieczorek « la plupart de ses membres envisagent un environnement utopique par le biais de l’art abstrait, d’une harmonie universelle dans l’intégration complète de tous les arts ». L’ambition de De Stijl a été de donner un sens nouveau aux arts en les rapprochant, en les intégrant autour du désir de destruction du « baroque » (selon l’acception que Van Doesburg [cf. citations] et ses amis donnaient à ce mot), et par l’utilisation de couleurs et de formes « pures », en équilibre dynamique et comme en expansions, légères, et même, visuellement, en apesanteur ! Les mathématiques, la perfection de la machine, la vie en collectivité et l’anonymat des méthodes de travail à cette époque les ont stimulés dans leurs recherches.
Outre Van Doesburg et Mondrian ce mouvement d’avant -garde transdisciplinaire a compris parmi ses membres les plus célèbres les architectes Jacobus Johannes, Pieter Oud, Jan Wils, et Robert Van’t Hoff, Cornelis van Eesteren et le plus connu du grand public encore aujourd’hui Gerrit Rietveld.
La fin de De Stijl, en 1932, mais son empreinte est encore aujourd’hui palpable notamment dans l’architecture.
Le Bauhaus est la transformation de l’institut des arts décoratifs et industriels fondé en 1910 à Weimar (Allemagne) et qui prendra, en 1919, avec la direction de Walter Gropius, le nom de Staatliches

-Le Bauhaus.
« Par extension, Bauhaus désigne un courant artistique concernant, notamment, l’architecture et le design (le mot design est apparu un peu plus tard) , la modernité mais également la photographie, le costume et la danse. Ce mouvement posera les bases de la réflexion sur l’architecture moderne, et notamment du style international. En 1933, le Bauhaus (installé à Berlin) est fermé par les nazis, et sa dissolution est prononcée par ses responsables.De nombreux artistes et professeurs s’exilent aux États-Unis pour échapper au Nazisme . Ce sont eux qui seront les grands initiateurs de la modernité Américaine du XXe siècle.
Si l’école du Bauhaus est surtout connue pour ses réalisations en matière d’architecture, elle a aussi exercé une forte influence sur les arts plastiques, à travers les objets usuels qu’elle a façonnés, elle est en plus le précurseur du design contemporain, et de l’art de la performance ».
Le programme du Bauhaus a suscité l’adhésion d’un grand nombre d’artistes d’avant-garde de toute l’Europe, parmi lesquels on peut citer Johannes Itten, Wassily Kandinsky, Paul Klee, Oskar Schlemmer, Làszlò Moholy-Nagy ou Marcel Breur , Mies DerRohe etc
Le Bauhaus a connu trois directeurs : Walter Gropius , Hannes Meyer et Mies Van Der Rohe .
Pour finir ce panorama, il faut aborder le cas de LE CORBUSIER de son vrai nom Charles Édouard Jeanneret-Gris né le 6 octobre 1887 à la Chaux-de-Fonds, dans le canton de Neuchâtel, en Suisse et mort le 27 août 1965 à Roquebrune -Cap-Martin.
Le Corbusier est singulier à bien des égards, il incarne de façon irréfutable la modernité et en même temps il est en réaction avec les porteurs de la modernité du début du XXe notamment dans le domaine de la Peinture qu’il pratiquera toute sa vie.
Dès 1917, Auguste Perret présente Le Corbusier à Amédée Ozenfant qui l’initie à la peinture à l’huile. Ensemble, ils jettent les bases en 1918 du « Purisme », courant artistique proposant un retour à l’ordre, opposé aux dérives de l’art avant la déflagration mondiale de la seconde guerre mondiale. Il stigmatise en particulier le cubisme (lire les propos acides sur le cubisme dans le livre manifeste « Après le cubisme », 1918) ou les excès futuristes. Il expose ses deux premières toiles galerie Thomas avec celles d’Ozenfant. La peinture doit être pure, autant au niveau de la morale que par sa simplicité. L’art a vocation à être rationnel, l’abstraction fruit d’une application ordonnée et rigoureuse appelle un langage normalisé de forme géométrique élémentaire, des constructions proscrivant à priori la figuration humaine, acceptant des couleurs types.
L’art doit engendrer un émoi vibrant et réveiller l’esprit avec sobriété. L’exubérance et surtout l’exhibitionnisme sont condamnés.
L’émotion et les sens sont intimement rapprochés par la saisie intellectuelle. C’est ce qui frappe d’emblée ceux qui découvrent l’explication corbuséenne avec la réalisation concrète. Naît ainsi une gamme de sentiments de pensée, qui n’est pas sans correspondance avec l’effet de la musique. Autrement dit Le Corbusier est dans la modernité, mais il veut l’aborder autrement. Pour lui, le Futurisme, le Cubisme sont des mouvements artistiques vulgaires alors que lui envisage les choses sur plan plus intellectuel ordonné et rationnel. Il aborde les choses sous l’angle du planificateur qui aurait entre les mains la mission d’envisager l’espace dédié à l’homme pour le futur. D’une certaine manière, Le Corbusier préfigure avec ces « Unités D’habitations » une forme de conception de l’habitat urbain que l’on pourrait aujourd’hui envisagé pour des vaisseaux spatiaux en partance pour d’autre monde lointain . Il participera à des mouvements fascistes dans les années 20 (il se rapproche du Faisceau de Georges Valois, un des premiers partis Fascistes en France) et tentera de faire passer ses idées d’urbanisation durant le gouvernement de Vichy, notons au passage que les Futuristes seront très proches des fascistes en Italie .
En juin 1942, son plan d’urbanisme pour Alger est rejeté. Après le départ de Le Corbusier de Vichy, le 1er juillet 1942, il devient de mi-1942 au 20 avril 1944 conseiller technique à « La Fondation française pour l’étude des problèmes humains » dirigée par l’eugéniste et prix Nobel de médecine de 1912, le professeur Alexis Carrel. Cela n’empêche pas le Corbusier d’être un des grands organisateurs de la reconstruction de l’après guerre avec un autre architecte célèbre Auguste Perret. Ce sera le moment des grandes réalisations de Le Corbusier avec notamment les fameuses Unités d’habitations, le concept du Modulor et des édifices religieux imprégnés d’une dimension irréelle de recueillement « transreligieux » . Aujourd’hui Le Corbusier est considéré comme un des plus grands architectes du XXe alors que ses oeuvres picturales ne sont pas prisées par les grands collectionneurs. Pourtant c’est dans son travail de peinture ou de tapisserie que l’on peut percevoir une nature qui n’a rien à voir avec le personnage rigide de façade. C’est dans son art pictural que Le Corbusier dévoile toute sa nature humaine sensible.

La Conspiration Cybernétique 2.0

- Début XXe : LA CONSPIRATION OUVERTE
 

« Le progrès technique est comme une hache qu’on aurait mis dans les mains d’un psychopathe. »
Albert Einstein - 1879/1955 : « l’éther n’existe pas, et le temps et l’espace sont relatifs » (1905)

« IL N’Y A PAS DE TECHNIQUE PLUS PUISSANTE DE MANIPULATION DE LA POPULATION QUE DE LUI DIRE CE QU’ELLE VEUT ENTENDRE ET DE NE RIEN LUI DIRE DE CE QU’ELLE NE VEUT PAS ENTENDRE. »

 

 

En 1928 Wells publie , Open Conspiracy (conspiration ouverte), dans lequel il prône un État Mondial sans classe,contrôlant « une nouvelle communauté humaine » selon son expression, encourageant la réduction drastique de la population mondiale et l’observation de l’eugénisme .

H.G. Wells a indéniablement mis en forme des éléments déterminants de la feuille de route qui sera implacablement mise en oeuvre par les organisateurs de la société des hommes du début du XXe siècle jusqu'à nos jours. Chaque jour qui passe transforme la science-fiction de Wells en réalité insoutenable parfaitement conforme à sa littérature. Wells avait-il le don de voyager dans le temps ou était-il initié par des maîtres invisibles au commun des mortels ? La question reste posée...

                             *      *      *      *



Le XXe sera le siècle où la matière dévoile tous ses secrets et l’homme sera mis à nu comme une machine célibataire de Marcel Duchamp 1887-1968, ( précurseur de l’art conceptuel, du minimalisme et de l’art corporel)...
À peine 14 ans après son avènement le XXe sera marqué par une guerre effroyable qui frappera l’humanité et plus particulièrement l’Europe, le jeu des alliances fera basculer le monde dans ce qui sera appelé la 1e guerre Mondiale; s’agit-il là des premières conséquences de la plongée du monde occidental dans la matière vidée de ses mystères ? Les pertes humaines entre 1914 et 1918 s’élèvent à environ 18,6 millions de morts. Si l’on observe cette horreur sous l’angle des doctrines eugénistes comme nous l’avons vu plus haut, il est possible de penser que ce genre de carnage sera vu par ces derniers comme une bonne chose pour l’humanité. Dans le même temps, les cercles théosophiques très en vogue depuis la fin du XIXème, expliquent que les guerres sont finalement des rituels à grandes échelles destinés à servir des causes hors de l’imagination pour le commun des mortels. C’est peut-être un peu tout cela, mais cela amène à supposer que les idées de paix ,de libération et d’émancipations tout azimut, engendre le contraire surtout quand ceux qui sont les porteurs de ces idées sont capables de tenir plusieurs langages et de poursuivre d’autres objectifs que ceux qui sont montrés en façade . Néanmoins cette grande guerre donnera au complexe « militaro-industriel » naissant l’occasion de vendre et de mesurer l’efficacité des nouvelles armes de destructions massives. La guerre chimique ( gaz moutarde) fait son apparition ainsi que l’ artillerie lourde et les tanks et les premiers usages de l’aviation militaire, moins de 20 ans après le premier vol de Clément Ader en 1890 . Après le carnage, la création de la Société des Nations ne trouvera pas de solution à cette course à l’armement « pour la paix dans le monde » .
Vingt et un an plus tard , la 2eme guerre mondiale fera 60 millions de morts . L’horreur absolue plongera l’humanité dans ce qui sera le plus grand choc de son histoire . L’origine de cette boucherie prend sa source après la défaite de l’Allemagne et la signature en 1918 du traité de Versailles en l’absence de l’Allemagne .
L’Allemagne fut contrainte, par le traité de Versailles du 28 juin 1919, à verser 132 milliards de marks-or de 1914 comme indemnités de guerre aux nations lésées . Lhyperinflation de 1923 a vu s’effondrer le mark, mais aussi la croissance allemande, ouvrant ainsi la voie aux troubles intérieurs qui permettra au communisme de se développer, puis amèneront le nazisme au pouvoir. Nous avons vu que l’International communiste est pour la lutte des classes alors que le nazisme est pour la lutte des races. Les communistes manifestent une haine pour les religions, qu’ils voient comme un des socles du pouvoir de l’oligarchie sur le peuple par la fascination irrationnelle des croyances religieuses. Ils sont pour la révolution et l’éradication de toutes formes d’oppositions à sa réalisation. La révolution d’octobre en Russie en est l’exemple . Les Nazis légitiment leurs idéologies par l’héritage prétendu de forces spirituelles « transcendantes » qui s’inscrivent dans des traditions prétendument ancestrales et dont ils seraient les dépositaires et du coup les gardiens, tel un nouvel ordre Teutonique . A défaut de miracles et de manifestations surnaturelles ,Hitler utilisera les ficelles mystico-racistes comme élément galvanisant le peuple avec le soutien d’une propagande qui utilise les nouvelles technologies loin d’êtres spirituelles. Hitler sera le premier dirigeant à se déplacer d’un meeting à l’autre avec un avion, il utilisera la TSF pour la propagande et le contrôle de l’information . Les discours de Hitler sont conçus comme des sortes de messes selon des techniques de fascination des foules, dans lesquelles il excelle . IBM mettra au point pour les Nazis un système de calcul par cartes perforées qui permettra la planification et l’organisation de la machine de guerre Nazi . L’armée Allemande sera dotée d’un armement aux performances destructrices jamais égalées et sera à la pointe du codage des informations top secrètes avec la machine « ENIGMA ». Cette avancée technologique est un casse tête pour les alliés .
La parade viendra par Alan Turing né le 23 juin 1912 à Londres et mort le 7 juin 1954 à Wilmslow. Turing est un mathématicien et cryptologue britannique, auteur de travaux qui fondent scientifiquement l'informatique. Il va crée une Machine : « La BOMBE » qui parviendra à décrypter les messages codés des Nazis. En 1952 l’homosexualité est encore un délit en Angleterre et un peu partout dans le monde . Parce qu’il était homosexuel, il sera contraint par la « justice » Anglaise à la castration chimique et écarté des honneurs de ceux qui ont servi leurs pays . La reine Élisabeth II le gracie à titre posthume en 2013. Il n'a été reconnu comme héros de guerre que 55 ans après sa mort. Néanmoins le travail de Turing changera définitivement l’approche des calculs avec un type de code numérique qui a permis aux ordinateurs modernes de voir le jour et de changer définitivement la face du monde dans la deuxième moitiè du XXe siècle , nous en reparlerons .

En plus de leurs avancées technologiques spectaculaires, les nazis utilisent la manipulation et le conditionnement par la terreur permettant de mettre en pratique la vieille stratégie du bouc émissaire afin de donner un corps , un responsable à tous les maux de l’Allemagne et du peuple lui même . L’usage d’un décorum à l’esthétique hypnotique entre Métropolis et l’empire Romain finira le tableau dans lequel les consciences sont mises en berne alors que les bas instincts de l’homme sont mis en avant. L’intelligence, fait place à la soumission et à l’acceptation de l’inacceptable, les yeux fermés sur le travail forcé et l’extermination massive d’êtres humains dans les camps de concentration.
Les Nazis prennent pour emblème la Svastika qui est à l’origine un symbole solaire que l’on retrouve dans de nombreux temples à travers le monde ainsi que sur des pétroglyphes de la plus lointaine préhistoire. Son sens premier sera dévoyé par l’inversion du symbole , qui deviendra un emblème noir inquiétant dans un cercle blanc sur fond rouge .
Rappelons au passage que le Noir le Rouge et le Blanc sont les couleurs de l’ alchimie . L’usage de la symbolique des Runes dans les emblèmes Nazis ne sont pas un hasard non plus .
Au-delà de la réalité historique sur les origines de cette guerre , au-delà de la doctrine Nazi à l’origine du conflit et des atrocités que cette dernière a engendrées, comme l’extermination méthodique des Juifs, des communistes, des homosexuels, des tziganes, des handicapés et de tout ce qui pouvait s’opposer à la réalisation de la folie meurtrière d’Hitler, il faut observer le revers de la médaille pour comprendre comment une telle chose a pu se produire . Nous avons vu quelle est la considération des élites pour le peuple . Il est difficile d’imaginer aujourd’hui qu’un projet comme celui de Hitler soit venu uniquement par la seule volonté d’un peuple avide de revanches suite a la défaite de 14/18.
En 1923, le patron sidérurgiste Hugo Stinnes ( un des plus gros industriel allemand de lʼépoque) a déclaré à lʼambassadeur américain :
« Il faut trouver un dictateur qui aurait le pouvoir de faire tout ce qui est nécessaire. Un tel homme doit parler la langue du peuple et être lui même un civil. Nous avons un tel homme. »
Hitler a pris le pouvoir en 1933, la boucle est bouclée .
Après la 1ere guerre mondiale les activistes communistes, les anarchistes et les révolutionnaires sʼagitent et agitent le peuple contraint par la crise. Les puissants industriels comprennent que leurs suprématie est menacée d’effondrement par le chaos et les confronteraient à la colère du peuple. Là encore nous voyons bien que les puissants sont terrorisés par le pouvoir de la masse qui se met en action quand elle comprend à quel point elle est le jouet d une prétendue élite vorace et insatiable. Dans ce contexte, il est possible de penser que Hitler était finalement la meilleure solution pour remettre de lʼordre et assurer leurs puissances.

« En Allemagne, cette élite porte les noms de : Thyssen, Krupp, Siemens entre autres qui ont déterminé la politique économique de Hitler. Il suffit de voir la composition du Haut Comité économique du gouvernement nazi. On y retrouve Krupp von Bohlen, roi de lʼindustrie dʼarmement, Fritz Thyssen, baron de lʼacier, Carl Friedrich Von Siemens, roi de lʼélectricité, et Karl Bosch, de lʼindustrie des colorants. »

Que dire de plus ?

- Le soutien des industriels à Hitler : quelques dates
27 octobre 1931. Le directeur de la firme Siemens, Carl Friedrich von Siemens, prononce un discours devant des membres importants de la finance américaine pour dissiper les craintes que suscite une éventuelle montée au gouvernement des nazis. Il insiste surtout sur la volonté des nazis d’éradiquer le communisme en Allemagne.
26 janvier 1932. Fritz Thyssen, le magnat de la sidérurgie, organise une conférence d’Hitler devant plus de 100 grands patrons durant laquelle il assure que son mouvement voit dans la propriété privée le fondement de l’économie allemande et que son but principal est d’éradiquer le marxisme en Allemagne. Les Thyssen sont la famille industrielle la plus puissante d'Allemagne.

Auguste Thyssen, le fondateur de la dynastie avait été un donateur important lors de la première guerre mondiale pour les efforts de guerre allemands, et au cours des années 1920, avec ses fils Fritz et Heinrich, il établit un réseau de banques et de compagnies outre-mer. Ainsi, leurs actifs et leurs capitaux pourraient être transférés à l'étranger s'ils étaient de nouveau menacés.

 Au moment où Fritz Thyssen hérita de cet empire d'affaires, en 1926, la reprise économique de l'Allemagne s'affaiblissait. Après avoir entendu Adolf Hitler, Thyssen s'est retrouvé hypnotisé par le jeune semeur de discordes. Il rejoignit le parti Nazi en décembre 1931 et avoua, dans son autobiographie intitulée "J'ai Payé Hitler", avoir financé Hitler alors que les Nationaux-Socialistes n'étaient encore qu'un parti de frange radical. Il intervint plusieurs fois pour tirer d'affaire le parti, alors que ce dernier se débattait : en 1928, Thyssen acheta le Barlow Palace sur Briennerstrasse, à Munich, qu'Hitler avait converti en "Maison Brune", le siège social du parti Nazi. L'argent provenait d'une autre institution off-shore de Thyssen, la Bank voor Handel en Scheepvarrt de Rotterdam .
19 novembre 1932. Des banquiers, de grands industriels et de grands propriétaires terriens demandent au président Hindenburg de nommer Hitler à la chancellerie.
4 janvier 1933. Rencontre entre le Premier ministre en exercice Franz von Papen et Hitler dans la villa du banquier von Schröder, qui a scellé les arrangements qui ont conduit au 30 janvier 1933.
20 février 1933. Hitler reçoit le gratin du grand capital allemand pour rassurer les patrons à propos de sa base, chauffée par des discours démagogiques contre le grand capital.
20 mars 1933. Création du premier camp de concentration destiné aux prisonniers politiques à Dachau.
15 mai 1934. Une loi est votée qui limite la liberté de changer d’employeur.
30 juin 1934. Nuit des longs couteaux. Hitler fait assassiner 1000 cadres de ses propres sections d’assaut ( SA), essentiellement de l’aile « anticapitaliste » qui avait cru à la démagogie de Hitler et pensait que les nazis prendraient aussi des mesures contre le grand capital. Il seront remplacé par les SS.
Février 1935. Introduction du « livret de travail », qui impose une soumission totale des ouvriers à leur patron.
D’autres entreprises Allemandes toujours en activité ne rechigneront pas à mettre tout en oeuvre pour satisfaire les théories d’Hitler et accroître leurs fortunes :
Flick, Krupp et IG Farben entre autres seront aux avants postes .
IG Farben possède toujours un statut juridique malgré son démantèlement entre les sociétés Bayer, BASF et Höchst.
L’entreprise de produits chimiques AGFA qui a fait le bonheur des familles après la guerre avec ses pellicules photo, a fait travailler des prisonniers de Dachau .
Sans le régime nazi, l’entreprise Volkswagen n’existerait pas . En 1937, elle est créée par Hitler pour prendre en charge la production d’une voiture à bas coût pour « démocratiser » l’automobile.
La famille Quandt, propriétaire de BMW, déjà richissime avant la guerre, profite du nazisme puis du conflit mondial pour s’enrichir davantage. Membre du parti nazi (NSDAP) dès 1933, Günter Quandt (1881-1954) devient un rouage incontournable de la machine de guerre nazie. Les usines d’accumulateurs AG Afa (future Varta) de la famille tournent à plein régime. Sous-marins et bombardiers sont tous équipés d’accumulateurs sortis du site de Hagen, près de Hanovre. Le personnel est fourni par les camps de concentration de Stocken et travaille sans protection .
Ferdinand Porsche, le fondateur de la célèbre marque de voitures, et ingénieur austro-tchèque naturalisé Allemand en 1934, devient membre de plein gré du parti nazi en 1937 et il s’enrôle même dans la SS en 1942. En très bons termes avec Hitler, il utilise cette relation pour faire avancer ses projets. Il joue un rôle important dans l’économie de guerre nazie, comme responsable de la production de chars, sans pour autant oublier les intérêts privés de son bureau d’études grassement rémunéré. Comme les autres il utilisera la main d’oeuvre gratuite issue des camps de travail
Mercedes-Benz participe activement à l’effort de guerre allemand. Dès le début des années 1930, la production et les bénéfices explosent : outre les voitures particulières ,essentiellement utilisées par les hauts dignitaires du Reich (la célèbre 770), des pièces et modèles d’avions de chasse, de tanks ou de sous-marins sortent des usines du groupe. La production est rendue possible par l’utilisation de travailleurs forcés, de prisonniers de guerre et de déportés. La main d’ œuvre, d’abord française puis essentiellement soviétique, évolue dans des conditions épouvantables. Certains périssent, d’autres vivent l’enfer des camps de concentration. Après la guerre, l’entreprise reconnaît son rôle auprès des nazis, participant aux bonnes oeuvres d’une fondation nationale pour la compensation des maux dont ont souffert les populations persécutées durant ces années.
En 1931, Hugo Ferdinand Boss, fondateur de l’atelier de confection du même nom, adhère au NSDAP, ce qui lui permet de travailler avec l’armée de 1933 à 1945 : fabrication des uniformes militaires, notamment ceux des SS, des Jeunesses hitlériennes et de la Wehrmacht. Pour assurer sa production, il a recours à de la main-d’œuvre de travailleurs forcés, français et polonais pour la plupart, ainsi qu’à des déportés en camps de concentration
Les Américains General Motors (GM) et Ford, détenant plus de 70 % du marché automobile allemand à l’arrivée d’Hitler au pouvoir, deviennent les principaux fournisseurs de la Wehrmacht en véhicules de transport de troupes. Ford, dont le fondateur Henry est un antisémite notoire, conserve des relations très confortables avec l’Allemagne nazie tout au long de la guerre et engrange les profits tirés du travail forcé des prisonniers de guerre et des déportés employés dans son usine de Cologne. Ford Werke A.G. est considéré comme « une pièce clef de l’arsenal nazi » produisant 60 % des transports de troupes chenillés et blindés de la Wehrmacht.
Les machines à cartes perforées fournies par l’entreprise américaine IBM à l’Allemagne à partir de 1933, permettent aux nazis d’améliorer leurs techniques de recensement, notamment celui des Juifs, mais également d’organiser de façon méticuleuse les déportations. De 1933 et 1939, ces appareils précis localisent toutes les catégories sociales jugées inférieures. Ainsi, chaque population a son numéro : 08 pour les Juifs, 02 pour les handicapés ou 06 pour les communistes espagnols. Les camps aussi : 01 pour Auschwitz, 03 pour Dachau. Grâce aux 2 000 machines à cartes perforées d’IBM, les nazis établissent 1,5 milliard de fiches. Elles aident à la gestion moderne et efficace des camps de prisonniers, de travail et d’extermination. De la sorte, le système accélère le processus de mort industrielle. Sans IBM, l’identification et la déportation des Juifs n’aurait pu être aussi efficace. Le numéro un mondial de l’informatique aurait gagné 10 millions de dollars de 1940 en vendant ses machines au IIIe Reich. Pour sa part, ITT, société américaine de téléphone et télégraphe, cherche aussi à réaliser de grands profits en rendant service aux nazis. Hitler lui promet toute son aide et soutient avec la Reichsbank ses affaires qui se développent. La société se retrouve vite dans les cercles intimes de la Gestapo. ITT aide à moderniser l´électronique des avions et à améliorer la précision des bombes utilisées pendant la guerre. Suivant les traces des invasions du Führer, l’entreprise gagne beaucoup d´argent en prenant le contrôle des usines en pays conquis. ITT compte ainsi à peu près 30 000 employés dans l´Europe occupée. En Allemagne, la compagnie tourne à plein régime et fabrique des armes de guerre. 13 % de sa production s’y trouve.

Le grand-père de George W. Bush, Prescott Bush, était un sénateur américain ainsi qu’administrateur et actionnaire de plusieurs sociétés qui ont tirées profit de leurs liens avec les bailleurs de fonds de l'Allemagne nazie.Pour la petite histoire Preston Bush était également membre de la société secrète Skul and Bones , une société secrète de l'université Yale. Ce groupe est aussi connu par les anglophones sous les noms « Chapter 322 » et « Brotherhood of Death »
Le Guardian, en fouillant dans les Archives Nationales Américaines, récemment ouvertes, a obtenu confirmation qu'une société que Prescott Bush dirigeait a été impliquée avec les architectes financiers du Nazisme, notamment les Tyssen .

Ces relations d'affaires se sont poursuivies jusqu'à la saisie en 1942 des capitaux de cette société, qui tombait sous le coup de la loi "Trading with the Ennemi Act". Plus de 60 ans plus tard, ces relations d'affaires avec la machine nazie ont conduit deux anciens ouvriers du bâtiment, esclaves à Auschwitz, à intenter une action civile contre la famille Bush. Ces documents, révèlent néanmoins que la société pour laquelle il travaillait, Brown Brothers Harriman (BBH), a agi comme base américaine pour l'industriel allemand Fritz Thyssen, qui a aidé à financer Hitler au cours des années 1930, avant de se quereller avec lui à la fin de la décennie. The Guardian a pu voir la preuve montrant que Bush était le directeur de l'Union Banking Corporation (UBC), basée à New York, qui représentait les intérêts américains de Thyssen, et qu'il avait continué à travailler pour cette banque après l'entrée en guerre de l'Amérique.
Plus énigmatiques sont les liens qu'entretenait Bush avec la Consolidated Silesian Steel Company (CSSC) de Thyssen, basée en Silésie, à la frontière germano-polonaise riche en minerais. Pendant la guerre, cette société a profité de l'esclavagisme organisé par les Nazis dans les camps de concentration, notamment à Auschwitz. La propriété de la CSSC a changé de mains plusieurs fois au cours des années 30, mais les documents des archives nationales américaines, déclassifiés l'année en( 2003), relient Bush à la CSSC, bien qu'il ne soit pas très clair si lui-même et UBC étaient toujours impliqués dans cette société lorsque les actifs américains de Thyssen furent saisis en 1942.
Aux USA, durant toutes les années 30 et jusqu’en 1941, il n'y avait rien d'illégal à faire des affaires avec les Thyssen et nombre d'entreprises américaines, parmi les plus connues, avaient lourdement investi dans la reprise économique allemande. Cependant, tout changea après que l'Allemagne eut envahi la Pologne en 1939, mais les Etats-Unis étaient techniquement toujours neutres, du moins, jusqu'à l'attaque de Pearl Harbor. Le problème est né le 30 juillet 1942 lorsque le Herald Tribune de New York publia un article intitulé "L'ange d'Hitler a 3 millions de dollars dans une banque américaine". Les énormes achats d'or d'UBC dont Bush était en partie propriétaire avaient soulevé des soupçons selon lesquels la banque était en fait une "coquille artificielle et secrète", cachée à New York, pour Thyssen et d'autres huiles Nazies. La Commission sur les Propriétés Étrangères (Alien Property Commission - APC) lança une enquête.

Le français Louis Renault, collaborateur zélé et enthousiaste de l’occupant nazi. De 1940 à 1944, il fait le maximum pour fournir aux armées d’Hitler du matériel militaire (camions, tanks pour la Wehrmacht, tubes de pots d’échappement utilisables comme bombes incendiaires...) Cette production génère de beaux bénéfices. Renault fabrique non seulement des chars, mais occupe aussi une place exceptionnelle dans l’appareil de guerre allemand. L’entreprise sera nationalisée à la Libération. Louis Renault meurt en prison en 1944, alors qu’il attend son jugement pour collaboration avec l’ennemi.
Il faudrait un livre entier pour décortiquer les rouages et les intérêts qui ont permis à la 2e guerre mondiale d’avoir lieu et surtout comment les industriels et les financiers ont participé à mettre Hitler au pouvoir .
Nous voyons bien là aussi qu’il y a une façade et derrière les apparences, il se trouve des collusions ,des alliances contre nature qui n’ont plus rien à voir avec une guerre . La plupart des gens ignore cette triste réalité . Les héros de la guerre sont morts pour finalement permettre à des prédateurs encore plus voraces de prendre le pouvoir sur ce qu’il reste d’intégrité des peuples .


L’Europe sera mise à feu et à sang. L’Allemagne Nazi de Hitler sous l’emprise d’une folie meurtrière tentera d’imposer au monde la suprématie de la race aryenne sur le reste du monde. En moins de 10 ans, Hitler avec la complicité des industriels et des banquiers , mettra

sur pied une machine de guerre infernale, pendant que le peuple sera soumis à la terreur .

- Ailleurs dans le monde

La transmutation de la science par la physique quantique annonce une frénésie de découvertes et d’expérimentations ouvrant le monde sur l’univers ,sur les atomes, les particules, les rayons et les ondes électromagnétiques etc. Autant de territoires qui s’avèrent déterminants pour le grand basculement de la conscience humaine dans un nouveau monde technologique, hyper matérialiste et égotique qui caractérise le XXe siècle.
Les Théories d’Einstein et de Planck révolutionnent la physique entre la fin du XIX et le début du XXe. Ces nouvelles théories seront utiles à la mise au point des premières bombes atomiques, mais ouvrent des voies dans le domaine de la physique quantique (mot issu du Latin Quantum qui signifie « combien « et dont le pluriel est « Quanta », représente la plus petite mesure indivisible, que ce soit celle de l’énergie, de la quantité de mouvement ou de la masse. Cette notion est centrale en théorie des quanta, laquelle a donné naissance à la mécanique quantique)
Einstein est certainement le scientifique le plus célèbre du XXe siècle, une STAR. Son effigie est une marque avec son portrait tirant la langue, porté par des millions de gens sur la planète comme une sorte de référence à l’intelligence dont ils sont dépositaires. Einstein est pacifiste et déteste l’armée et les soldats , il dit de ces derniers, qu’un cerveau ne leur sert à rien, que la moelle épinière serait bien suffisante. Nous allons voir qu’un « pacifiste » avec une « bonne intention » peut engendrer l’inverse, c’est aussi ça la relativité. Depuis des personnages auto proclamés planificateurs de l’humanité seront tous responsables des conséquences de leurs actes, mais pas coupables.
Le 2 août 1939, Einstein signe une lettre, rédigée par les physiciens Léo Szilard et Eugène Wigner, destiné à Roosevelt pour l’alerter sur l’hypothèse que les NAZIS seraient sur le point d’avoir la bombe atomique. Il n’en sera rien , les NAZIS préfèrent les V2 mis au point par VON BRAUN, (On retrouvera peu de temps après cet ex-nazi à la tête de la NASA après un recyclage dans le cadre de l’opération paperclip). Quoi qu’il en soit cette lettre va enclencher le Projet Manhattan et la mise au point du premier essai de Bombe Atomique, nom de code « TRINITY » (de quelle trinité s’agit-il ?) le 6 Juillet 1945 dans une région reculée du Nouveaux Mexique, puis Hiroshima le 6 août 1945 suivit de Nagasaki le 9 Août 1945 et 210 000 morts, sous la présidence de Arry Truman.

Robert OPPENHEIMER (1904 - 1967) est le Physicien américain, auteur de travaux sur la théorie quantique qui dirigera l’équipe qui élaborera la première bombe atomique dans le cadre du projet Manhattan à Los Alamos (Californie). Il est aussi l’auteur d’ouvrages sur le rôle de la science dans le monde contemporain tels que; (The open Mind ou Science and the Common Understanding). Curieusement, L’Organisation des Nations unies (ONU), destinée à remplacer la Société des Nations de l’entre deux guerres, naît officiellement le 26 juin 1945 avec la signature de la charte de San Francisco, à laquelle adhèrent dans un premier temps cinquante et un pays. Cette nouvelle institution internationale est destinée à garantir la paix et la sécurité dans le monde issu de la Seconde Guerre mondiale. Mais étant donné le rôle dévolu au Conseil de sécurité, ce projet repose sur l’entente supposée des cinq membres permanents, les États-Unis, L’URSS, la Chine, le Royaume-Uni et la France qui disposent chacun d’un droit de veto

Avec les carnages d’Hiroshima et Nagasaki , il est juste de dire que l’on peut mieux faire pour la paix dans le monde, mais ces drames ont mis un terme à la 2e guerre mondiale, alors, le consentement collectif de l’occident a été quasi unanime, la bombe atomique est une horreur, même si elle maintient la paix, c’est un pis-aller avec lequel il faudra vivre pour vivre en paix avec la dissuasion extrême. Par la suite ,des tergiversations entre savants et humanistes qui ont disserté sur l’opportunité de mettre l’arme atomique entre les mains de tous les pays afin qu’elle ne représente plus une menace pour le monde, dans la mesure où ils seraient tous à force égale par dissuasion nucléaire généralisée. Mais le pouvoir du maintien de la paix dans le monde prendra l’allure de MAD L’équilibre de la terreur ou destruction mutuelle assurée (DMA, ou MAD en anglais) qui est une doctrine de stratégie militaire de dissuasion nucléaire.
MAD est élaboré à l’époque de la guerre froide, par L’union soviétique et ses satellites au sein du Pacte de Varsovie creè en 1955 d’une part, et les Etats-Unis et ses alliés au sein de NATO ou OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique Nord) creé en 1949 d’autre part. Cette doctrine affirme que l’utilisation à grande échelle de l’arme nucléaire par l’un des deux belligérants provoquerait à coup sûr la destruction des deux camps. À cet effet, il est nécessaire pour chaque protagoniste de disposer d’un stock d’armes de destruction massive suffisant pour annihiler l’ennemi. Ils ne s’en priveront pas ... Depuis l’OTAN perdure alors que le pacte de Varsovie a explosé avec la chute de l’URSS . Il y a comme une BUG dans la logique du maintiens de l’OTAN .
À notre époque, l’ex-président OBAMA a eu le Prix Nobel de la paix, alors que les USA sont intervenus durant ses mandats dans différents conflits meurtriers engendrés avec la logique étrange de vouloir répandre la paix et la démocratie dans le monde, de grè ou de force. Il faut rajouter la lutte contre le terrorisme qu’ils arment indirectement d’un côté quand ils ne créent pas les entités terroristes ou d’oppositions de l’autre, pour des raisons stratégiques pas évidentes à comprendre. Angélisme ou double langage, manipulation ou simple logique du plus fort dans la tradition de l’évolutionnisme de Darwin?

-L’opération Paperclip

L’opération Paperclip est organisée par le tristement célèbre Allen Welsh Dulles chef de l’OSS qui deviendra par la suite la CIA. Dulles est un personnage des plus controversés : sa terrifiante carrière au sein de l'État américain ne cessant d'être émaillée de conflits d'intérêts personnels et familiaux plus ou moins énormes, dus à sa participation à la vie de grands groupes industriels internationaux ainsi qu'à la carrière de son frère John Foster Dulles qui sera entre autre secrétaire d'État des États-Unis du gouvernement Dwight Eisenhower. Ce dernier travailla lui aussi pour ces grands groupes impliqués dans la préfiguration de ce qui deviendra le nouvel ordre mondial.
Cela démontre que la collusion des instances du renseignement des intérêts financiers et du contrôle des gouvernements et des peuples a une longue histoire. Dulles est le grand organisateur de l’opération Paperclip.

En septembre 1946, convaincu par Dulles que les scientifiques allemands pourraient aider aux efforts d'après-guerre américains, le président Truman donne son accord pour autoriser « l’opération Paperclip » (« Trombone », intitulé ainsi parce que les dossiers scientifiques étaient attachés avec des trombones aux dossiers d'immigration de ces scientifiques). Ce programme a pour objectif de sélectionner des scientifiques allemands afin de travailler pour le compte des Etats-Unis durant la « guerre froide » déjà perceptible. Cependant, Truman exclut expressément toute personne ayant été membre du parti Nazi ou participant nominal dans ces activités, ou un supporter actif du nazisme ou du militarisme. La réalité sera bien autre car Dulles tire les ficelles et n’a cure du passé des scientifiques en question car l’objectif est de les soumettre à ses propres intérêts et au plan qu’il sert en coulisse.
L'opération Paperclip aboutit à la naturalisation d'un premier groupe de plus de 50 scientifiques allemands le 11 novembre 1954 à Birmingham (Alabama). En 1955, c'est plus de 760 scientifiques allemands qui ont obtenu la citoyenneté américaine et des postes proéminents dans la communauté scientifique américaine.
Avant cela, nombres d'entre eux ont été membres du parti nazi et de la Gestapo, ont mené des expériences sur des humains dans des camps de concentration, ont exploité le travail d'esclaves, et commis d'autres crimes de guerre encore inconnus. Parmi eux, Von Braun et ses collègues qui vont être amenés à lancer dans le désert du Nouveau-Mexique des V-2 récupérés par les troupes américaines aux Allemands.
Von Braun en plus d’être un ancien SS sera par la suite un des principaux responsables de la NASA.
Sans les compétences de ces « scientifiques » bien des projets Américains n’auraient pas vu le jour. « Un trésor de guerre finalement ».D’autres scientifiques issus du projet Paperclip seront dirigés vers d’autres programmes de recherches comme ceux conduit par la CIA pour le contrôle et la programmation mentale avec les fameux projets MK - ULTRA et ARTICHOK, avec la collaboration des maîtres de la cybernétique qui verra le jour à la fin des années 40.

- L'histoire est écrite par les VAINQUEURS

L’histoire est écrite par les vainqueurs , si bien que les générations suivantes imaginent le monde en fonction des informations qui leur seront données à connaître. Pour faire avaler la pilule , les planificateurs du monde fabriquent des icônes, de nouveaux Saints et les propulsent au-devant de toutes les scènes: Che Guevara est un exemple type de ce genre de nouvelles divinités esthétiques données en adoration à une jeunesse éprise de liberté et de révolution romantique et pacifique,(cibler la jeunesse dans ce sens est une arme à fragmentation des consciences;nous ne finissons pas d’en voir les applications). Il s’agit bien de romantisme pour ne pas dire de pure fiction ou de pur fantasme, car derrière l’image, la seule qui circule (bien qu’il y en ait d’autres) ,la réalité est tout autre: le Saint Athée Révolutionnaire déclare par exemple en 1965, qu’il souhaite une guerre mondiale révolutionnaire et apocalyptique, même si elle déchaînait la bombe atomique. « Des milliers de personnes mourront partout… Mais cela ne doit pas nous inquiéter ». Selon plusieurs biographies, le Che aurait à son actif un nombre de morts incalculables et fait preuve d’une cruauté au-delà de l’imagination, à côté de lui Castro était presque indulgent pour ceux qui tombaient entre ses mains. Guevara exporte sa vision sanglante de la révolution jusqu’en Afrique car cette vision est internationaliste et pour la bonne cause bien évidement. Pour finir le tableau, il gardera toute sa vie une admiration sans bornes pour Staline, un autre grand boucher de l’Histoire.
L’arrangement de l’histoire est une vieille histoire ( mais il y en d’autres) , la religion catholique s’est répandue dans le monde en apportant avec elle le message du Christ qu’elle s’est accaparée : l’amour du prochain, la rémission des péchés et la vie éternelle, c’est un bon début . Pour y parvenir, il a fallu éliminer toutes les oppositions y compris au prix d’exterminations méthodiques (les cathares) ou de conversions forcées (les Amérindiens, les Africains) plus souvent que volontaires, c’est le prix à payer pour la rédemption et le paradis post mortem. Il a fallu faire disparaître le plus possible les traces des oppositions, des autres croyances et instaurer l’hérésie et le bûché comme seule issue pour les récalcitrants. Il aura fallu jalonner cette conquête par des béatifications et des histoires fantastiques afin de séduire les masses.
Il aura fallu nier des réalités archéologiques , des évidences scientifiques afin de maintenir les peuples dans une fiction adaptée aux besoins du moment .
De nos jours, les fanatiques de l’Islamisme radical ne cache pas leurs volontés de convertir le monde à leurs croyances y compris par des actions meurtrières et ou par la propagande et la diffusion des pires horreurs mises en images et montrées au monde frappé de stupeur.
Dans cette logistique de la terreur pour la « bonne cause » , l’homme n’a pas de libre arbitre, il est l’instrument de Dieu ou il en a pris l’aspect pour d’autres raisons. Le dévot peut suivre aveuglément des chefs de guerre plutôt que de vrais religieux normalement là pour décrypter les écritures saintes ou pour les interpréter dans le sens de leurs projets. Du coup les actes criminels du dévot échapperont à la justice des hommes, car uniquement soumis à la justice divine, c’est plus pratique. Pour le respect de la vie, il faudra voir ailleurs, comme pour l’amour du prochain. La paix, c’est pour quand il n’en restera qu’un dans cette logique schizophrène.
De nos jours, les présidents des Etats-Unis d’Amérique prêtent serment sur la bible où sur un autre livre « saint » en accord avec leurs convictions religieuses .
Finalement dés qu’il y a recherche de pouvoir et de domination politique ou religieuse, on observe qu’il n’y a pas une grande différence, cela finit toujours par des horreurs. Idem dans les diverses doctrines, qu’elles soient de gauche révolutionnaire ou national socialiste ou de soi-disant démocratie façon NWO. Toutes formes de régimes qui prétendent êtres meilleures que l’autre devra à un moment ou à un autre sombrer dans la lutte armée, soit pour défendre son modèle social et ou religieux, soit pour le répandre. Dans tous les cas des milliers, des millions de personnes seront les victimes collatérales des dominateurs du moment, soit par la main des théoriciens de races pures, soit par celle des révolutionnaires purificateurs ou des porteurs de dogmes religieux instaurés en pouvoir politique plus que spirituel. Dans tous les cas c’est l’histoire d’une volonté forcenée de l’espèce humaine à vouloir perdurer par n’importe quels moyens y compris au risque de mettre la planète en état de chaos généralisé. Au XXe siècle un autre de genre de guerre va voir le jour avec la guerre psychologique qui n’a pas de champs de batailles , pas de cause à défendre autre que le maintien au pouvoir d’une caste planétaire bien décidée à garder le pouvoir sur les masses par n’importe quel moyen . Les peuples vivent dans l’illusion permanente d’une réussite illusoire jalonnée de promesses d’un monde meilleur qui n’arrive jamais .
Cette super classe vit dans un autre monde et finance une multitude de cercles d’influences, des ONG et des laboratoires de recherches ( CFR , TRILATERALE, Fondation Ford , Bilderberg , Fondation Rockefeller, WWF et ses satellites , L’institut Tavistock, Open Society, Singularity University, TEDx, l’association mondiale de transhumanisme, MRI, RED,MIT,DARPA, plus des cercles New Ages et spirituels divers , plus les agences de renseignements etc) qui coopèrent en façade et à contre jour afin de maintenir les masses dans l’état qui convient au programme du moment. Les masses assistent passives à une fiction permanente dont le scénario s’écrit à court, long et moyen terme en fonction des évènements , exactement comme dans les séries TV actuelles.

La somme des découvertes et des avancées technologique du XIX et du XX e siècle donnera de nouveaux moyens encore jamais vus aux prédateurs pour assouvir leurs soifs de pouvoir et de survie et aux gouvernements de nouvelles techniques pour contrôler les peuples. Une élite froide et savante s’organise à cette période pour mettre en place un programme destiné à assurer leurs suprématie face à des masses subitement perçues comme des menaces potentielles par l’usage qu’elle pourraient faire des nouvelles armes technologiques et du pouvoir qu’elles confèrent à celui qui en dispose. Finalement la finance n’est plus qu’un moyen et non une finalité dans la recherche du pouvoir absolu sur la planète. L’objectif est de durer et de survivre par tous les moyens, c’est le prix de l’évolution à la sauce de Darwin . Les promesses d’immortalité des nouvelles technologie NBIC: (nanotechnologies, biotechnologies, intelligence artificielle, sciences cognitives) sont déjà dans les tuyaux, pour la phase terminale du basculement programmé dans l’ère du Post Sapiens.

« Qu’est-ce que signifie la fameuse phrase “tous les hommes sont nés libres et égaux”, laquelle a francisé les Américains, [...], qui est mise en avant comme le fondement de la Déclaration d’Indépendance ? [...] les hommes ne sont certainement pas nés libres et égaux en qualités naturelles ; quand ils sont nés, les prédicats “libres” et “égaux” au sens politique ne leur sont pas applicables ; et, au fur à mesure qu’ils se développent année après année, les différences dans les potentialités politiques avec lesquelles ils sont réellement nés, se trouvent de façon de plus en plus évidentes converties en différences politiques – l’inégalité de l’aptitude politique démontre par elle-même qu’elle est une conséquence nécessaire de l’inégalité de l’aptitude naturelle. »

TH HUXLEY- dans le texte 1890: On the Natural Inequality of Men (Sur l’inégalité naturelle des hommes, )

«
les plus faibles et les plus stupides ont été dans le mur, alors que les plus robustes et les plus habiles, ceux qui furent les plus aptes à se débrouiller avec leurs circonstances, mais pas les meilleurs dans aucun autre sens, ont survécu. La vie était une lutte libre continuelle, [...], la guerre hobbesienne de chacun contre tous constituait l’état normal de l’existence »
TH HUXLEY - dans un texte de 1888 :The Struggle for Existence in Human Society (La lutte pour l’existence dans la société humaine )

« L’espèce humaine est en fin de course. L’esprit n’est plus capable de s’adapter assez vite à des conditions qui changent plus rapidement que jamais. Nous sommes en retard de cent ans sur nos inventions. Cet écart ne fera que croître. Le Maître de la Création n’est plus en harmonie avec son milieu. Ainsi le monde humain n’est pas seulement en faillite, il est liquidé, il ne laissera rien derrière lui. Tenter de décrire une fois encore la Forme des choses à venir serait vain, il n’y a plus de choses à venir. »
HG Wells dans un de ses derniers livres : L’esprit au bout du rouleau (1947)

-
Le temps des prophéties auto-réalisatrices et de la conspiration ouverte .

HG Wells est l’archétype du chercheur visionnaire aux récits quasi prophétiques et il le prouve à travers plusieurs de ses Romans comme : La machine à remonter le temps, 1895, L’île du Docteur Moreau, 1896, L’homme Invisible, 1897, La Guerre des Mondes, 1898, Les premiers Hommes dans la Lune 1901 etc.
Ces ouvrages sont plus que des romans d’anticipation ou de science-fiction, avec le recul, il est possible de dire qu’il s’agit bien d’une vision parfaitement vérifiée de ce qui jalonnera le XXe siècle. Dans ce sens, il ne nous reste plus qu’à attendre l’arrivée des extraterrestres pour la guerre des mondes , puisque cette prophétie n’a pas encore été réalisée en tout cas pas que l’on sache.
En réalité ,ce roman révèle un autre aspect; Wells donnera une illustration explicite de la lutte pour l’existence avec La guerre des mondes. En effet, dans ce récit, les Martiens doivent faire face à l’épuisement des ressources sur leur propre planète. Que font-ils ? Décident-ils de trouver de nouvelles technologies permettant d’exploiter d’autres ressources ? Demandent-ils une coopération pacifique avec leurs voisins ? Pas du tout ! Comme Wells l’indique dès les premières pages de son livre, « la partie intellectuelle de l’humanité admet que la vie est une incessante lutte pour l’existence et il semble que ce soit aussi la croyance des esprits dans Mars ». En conséquence, ils prennent la décision de conquérir la Terre et d’accaparer ses richesses. Le salut de l’espèce humaine viendra-t-il de ses capacités technologiques à lutter contre les Martiens ? Pas du tout ! Les Martiens mourront victimes de... bactéries. Et Wells d’expliquer : « Les germes des maladies ont, depuis le commencement des choses, prélevé leur tribut sur l’humanité [...]. Mais, en vertu de la sélection naturelle, notre espèce a développé sa force de résistance. » Ce qui n’est pas le cas des Martiens qui succomberont n’ayant pas d’immunité contre les bactéries terriennes...
De Même le roman La Machine à Remonter le temps (1895), Wells avait déjà exprimé ses craintes quant aux risques qu’encourait l’Angleterre si elle laissait la science et l’industrie se développer. Le héros de cette histoire effectue un voyage dans un très lointain futur et il est témoin d’une « réelle aristocratie, armée d’une science parfaite et menant à sa conclusion logique le système industriel d’aujourd’hui ». Le résultat est pour le moins désastreux. L’espèce humaine s’est divisée en deux races distinctes. Il y a, d’une part, une aristocratie appelée les Eloïs – les Possédants – vivant à la surface. Leur recherche constante du plaisir, du confort et de la beauté les « avait amenés insensiblement à la dégénérescence, à un amoindrissement général de stature, de force et d’intelligence ». D’autre part, il y a les ouvriers appelés les Morlocks – les Non-Possédants – vivant sous terre. Leur vie souterraine a fait en sorte qu’ils ne peuvent plus sortir le jour pour admirer les beautés du monde et, surtout, ils se nourrissent en mangeant... les Eloïs !
Ce que l’on sait moins c’est que HG Wells n’était pas seulement un romancier de science-fiction. Durant ses études à la Normal School of Science de Londres, il étudie la biologie et ho! surprise il a comme Maître , Thomas Henry Huxley un des père fondateur de l’eugénisme. Wells est membre de la Fabian Sociéty (qui est un cercle très fermé dans lequel se rassemble une élite qui sera à l’origine du socialisme) , et du Club des Coefficients, (créé en 1902 afin de réfléchir aux moyens qui permettraient à l’Empire britannique de faire face au développement industriel à l’étranger).
Wells conspue Marx, mais admire Lénine et son modèle social. Il est favorable au vote réservé à l’élite scientifique, il considère que le peuple n’est pas apte à prendre des décisions importantes. Sa Marotte est l’instauration d’un gouvernement mondial. Comme on l’a vu plus haut, les eugénistes membres de l’élite n’ont qu’une crainte, c’est la prise du pouvoir par les masses qu’ils considèrent comme dangereuses pour leurs survies.
En 1914 il écrit le livre : The World Set Free traduit en français sous le titre, La destruction Libératrice; Cet ouvrage raconte l’histoire d’une guerre généralisée aboutissant à la création d’un état mondial constitué en 10 blocs ( « 10 circonscriptions « selon la formule de l’auteur) C’est dans ce livre que l’on trouve l’expression « NOUVEL ORDRE MONDIAL » En 1940 il va droit au but avec le livre : « NOUVEL ORDRE MONDIAL ».

En 1928 Wells publie , Open Conspiracy (conspiration ouverte), dans lequel il prône un État Mondial sans classe,contrôlant « une nouvelle communauté humaine » selon son expression, encourageant la réduction drastique de la population mondiale et l’observation de l’eugénisme .

On retrouve ce conseil de façon explicite dans le fameux » Georgia Guidestones en Géorgie USA », littéralement le guide de pierre.
Personne ne sait avec certitude qui est l’auteur et le maître d’oeuvre de ce monument au sens hermétique, mais ils sont à coup sûr des adeptes de la conspiration ouverte de Wells. Le monument propose d’ailleurs de réduire la population mondiale à 500 000 personnes .
Le monument porte la signature d’un certain C.R faisant probablement référence à Christian Rosenkreutz, le fondateur mythique de l’ordre des Rose Croix qui selon certains spécialistes, du genre n’aurait jamais existé .

« Si une population dans une quelconque civilisation élevée tente de réduire son accroissement, d’organiser sa vie économique selon des méthodes de productivité individuelle maximum et d’imposer l’ordre et la beauté sur l’ensemble de son territoire, cette région deviendra bientôt attrayante de façon irrésistible à n’importe quelle masse purulente de populations avoisinantes de basse classe et hautement productive. L’humanité au rabais d’une des communautés mènera des attaques constantes contre l’autre [...]. [...] La conquête d’une multitude incontinente, affamée et illettrée par la race plus sélecte peut se révéler presque aussi désastreuse qu’une défaite. »

On retrouve ici la lutte pour l’existence entre les « races plus sélect » et celles qui le sont moins.

 Cette préoccupation sera partagée par tous les membres du Club, parmi lesquels le mathématicien Bertrand Russell, les animateurs de la très influente Fabian Sociéty : Beatrice et Sidney Webb, sir Harold Mackinder, lord Grey, lord Milner et lord Cecil. Ils estiment que, selon les principes darwiniens, l’Empire se trouve face à un dilemme. Soit il laisse le monde s’engager dans un développement économique industriel ; dans ce cas, d’autres puissances émergeront et concurrenceront l’Empire, obligeant celui-ci à survivre en s’imposant par la force. Soit il arrive à empêcher les autres pays de s’engager vers le développement industriel ; dans ce cas, l’Empire pourra se perpétuer sans devoir mener une lutte cruelle pour son existence. Ce dilemme divisera l’élite anglaise en deux courants opposés.
D’un côté se trouvaient les « réalistes », comme lord Milner et Mackinder, qui considéraient que l’Empire devait se préparer à la guerre, seul moyen de maintenir sa suprématie dans cette situation nouvelle. L’Angleterre devrait ainsi réformer sa politique économique et abandonner, pour un certain temps, le libre-échange et sa prédilection pour la finance. Seul un renouveau industriel, combiné avec un resserrement du contrôle sur les colonies, lui permettrait de faire face au défi que représentait le développement des autres puissances.
De l’autre côté, il y avait les « utopistes », comme Wells et Russell, qui professaient, en même temps qu’un « humanisme » et un « pacifisme » de façade, un attachement absolu à la tradition libérale anglaise. Il n’était pas question selon eux d’abandonner le dogme libre-échangiste, qui donnait à l’Angleterre un accès privilégié aux ressources de ses colonies, et d’avoir recours à des mesures protectionnistes pour développer une industrie capable de concurrencer les nouvelles puissances industrielles. Ce n’était pas à l’Angleterre de s’adapter mais plutôt au monde de le faire – les autres pays devant renoncer à leur appétit pour le progrès. »
Benoît Chalifoux et Philippe Messer dans un article de 2001
(Russell, Wells, Huxley, Comment la science a été dévoyée au XXe siècle .)

H.G. Wells a indéniablement mis en forme des éléments déterminants de la feuille de route qui sera implacablement mise en oeuvre par les organisateurs de la société des hommes du début du XXe siécle jusqu'à nos jours. Chaque jour qui passe transforme la science-fiction de Wells en réalité insoutenable parfaitement conforme à sa littérature. Wells avait-il le don de voyager dans le temps ou était-il initié par des maîtres invisibles au commun des mortels ? La question reste posée...

Wells inspirera également, Aldous Huxley avec Le meilleur des Mondes et Eric Arthur Blair alias Georges Orwell avec 1984. Les fables respectives de ces deux auteurs sont, aujourd’hui, au centre d’une spéculation intellectuelle qui consiste à savoir si nous sommes dans la perspective de la réalisation de 1984 ou si Le meilleur des Mondes est la destinée de l’homme du XXIe siècle. Les observateurs lucides trancheront

Wells a peut être inspiré aussi le livre de Samuel Huntington : Le Choc des civilisations (The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order) est le titre d’un essai d’analyse politique rédigé par l’Américain Samuel Huntington, professeur à Harvard, paru en 1996 et traduit en français en 1997. Très controversé (sauf par les prédateurs depuis sa parution), l’ouvrage a donné lieu à de nombreux débats, c’est un minimum.
Le projet d’Huntington est d’élaborer un nouveau modèle conceptuel pour décrire le fonctionnement des relations internationales après l’effondrement du bloc soviétique à la fin des années 80.
Il s’appuie sur une description géopolitique du monde fondée non plus sur des clivages idéologiques « politiques », mais sur des oppositions culturelles plus floues, qu’il appelle « civilisationnelles », dans lesquelles le substrat religieux tient une place centrale; et dans le même temps, les relations entre les religions sont souvent conflictuelles. Ce nouveau monde est divisé en 9 blocs contrairement à celui de Wells qui en compte dix.
Notons que cet ouvrage est souvent dénoncé comme étant en réalité une feuille de route qui aurait inspiré l’impérialisme Américain et les pays alignés avec son bras armé l’OTAN. Nous ne pouvons que constater que l’aspect religieux des conflits actuels est omniprésent. Un observateur averti constate que l’arrière-plan est d’un autre ordre, qui se résume par la lutte pour le pouvoir dans telle ou telle région du monde, pour des raisons qui ont à voir avec la géostratégie ou l’appropriation de matières premières et pour l’instauration d’un gouvernement mondial qui se voudrait aujourd’hui multipolaire. Finalement nous sommes à peu de choses près, dans la trajectoire de la vision de Wells et de ses amies eugénistes, les Huxley, Galton et Russell, dont les théories ont fait des émules aux Etats-unis.
«
Il est trois moyens de stabiliser une communauté quant à sa population. Le premier est la limitation des naissances ; le second, l’infanticide ou les guerres véritablement meurtrières ; le troisième, la misère générale [...]. [...] De ces trois méthodes, seule la limitation des naissances ne recourt pas à une extrême cruauté et n’est pas cause de malheur pour la majorité des humains. »
« Il y aurait en premier lieu une tyrannie économique et politique des vainqueurs, une résurgence de rébellions et donc une suppression drastique des libertés. Toutefois, si la première douzaine de révoltes était réprimée avec succès, les vaincus abandonneraient leurs espoirs et accepteraient la place subordonnée qui leur serait assignée par les vainqueurs dans ce grand trust mondial. [...] Je crois qu’étant donné la folie humaine, un gouvernement mondial sera établi seulement par la force, et sera donc cruel et despotique. Mais je crois que cela est nécessaire pour la survie d’une civilisation scientifique [...].
»
Bernard RUSSELL- dans le livre « Science, Puissance et Violence » et dans « ICARE »

«
En politique, l’équivalent d’une théorie scientifique ou d’un système philosophique parfaitement achevé, c’est une dictature totalitaire. »
Aldous HUXLEY- dans le livre « Retour au Meilleur des Mondes » 1958

«
Une fois pleinement saisies les conséquences qu’impliquent la biologie évolutionnelle ,l’eugénisme deviendra inévitablement une partie intégrante de la religion de l’avenir, ou du complexe de sentiments, quel qu’il soit, qui pourra, dans l’avenir, prendre la place de la religion organisée. »
J. Huxley, L’homme, cet être unique, 1941 ; trad. fr. éd. Oreste Zeluck, 1948, p. 47.

Il est temps de comprendre que l’idée d’eugénisme, même de gauche, était devenue un peu trop sulfureuse après la révélation des programmes nazis de sélection des géniteurs et génitrices pour créer et développer une race aryenne pure (lebensborn) et d’extermination des « êtres inférieurs » (untermench) –  qui concernait aussi bien les juifs, les slaves, les tziganes que les asociaux, les homosexuels et les handicapés–, J. Huxley invente en 1957 le terme de transhumanisme pour désigner son idée d’amélioration des performances humaines.

La France n’est pas en reste dans les postures Eugénistes :

Alexis Carrel, né le 28 juin 1873 et mort le 5 novembre 1944: Pionnier de la chirurgie vasculaire , il est à l’origine des premières transplantations d’organes, il est également le pionnier de la recherche sur le coeur artificiel. Il sera lauréat du prix Nobel de médecine en 1912; il est renommé pour son expérience du coeur de poulet battant IN VITRO pendant un temps très supérieur à la vie d’un poulet. S’étant fait mondialement connaître par la publication de » L’Homme, cet inconnu en 1935 », il plaida notamment pour l’eugénisme ainsi que pour une politique nataliste. Comme tout Eugéniste qui se respecte il est agnostique, mais il devint catholique militant lors d’un séjour à Lourdes en 1903 après avoir assisté à ce qu’il considéra comme un Miracle. Il jugea alors comme son devoir de médecin de rapporter objectivement ses observations de ce miracle, ce qui a entaché considérablement sa réputation et constitua un barrage à l’accession à une chaire universitaire. Il répond à l’invitation de l’Université de Chicago et reçoit le soutien de la fondation Rockefeller pour la recherche médicale.
En 1914, il revint en France; avec le chimiste anglais Henry Drysdale Dakin, il développa la méthode de Carrel-Dakin (notamment la liqueur de Dakin) qui, avant le développement des antibiotiques, sauva la vie de nombreux blessés de guerre. Pour ses découvertes, il fut décoré de la légion D’honneur. C’est alors qu’il se lia à Philippe Pétain. De retour aux États-Unis, il continua des travaux précurseurs sur le cœur artificiel, qui lui valurent l’amitié et le soutien de Charles Lindbergh, avec qui il écrivit La Culture des organes en 1938. Ils travaillèrent ensemble à la création de la circulation extracorporelle (ouvrant la voie à la chirurgie thoracique et à celle de l’aorte). Au milieu des années 1930, il patronne le Centre d’études des problèmes humains de jean Corot.
En juillet 1939, atteint par la limite d’âge inflexible de l’institut Rockefeller, il rentre en France, deux mois avant le début de la Seconde Guerre mondiale. En guise de soutien à l’effort de guerre, il développe des techniques de conservation du sang et conçoit un hôpital militaire mobile, qui sera utilisé pour la première fois par les Britanniques en Afrique du Nord.



Alexis Carrel est l’inspirateur d’une vision dévoyée du courant de l’hygiène vitale (naturopathie), philosophie de la force vitale, et du téléfinalisme, la science de l’humorisme (liquide du corps, sang, lymphe, émonctoire) et des 10 techniques de santé.On attribue à Carrel la phrase « Une cellule bien hydratée, bien nourrie, bien débarrassée de ses déchets se renouvelle perpétuellement », suggérant à long terme une possible immortalité des organismes. Ce thème sera souvent repris par jean Rostang.

Il faut préciser que,dès la fin du 19ème siècle,sont nées plusieurs philosophies vitalistes ayant une vision holistique de l ‘homme dans son environnement contrairement aux travaux de Carrel qui dépiaute la physiologie humaine pour dresser un inventaire macabre de l anatomie,

En 1935, il publie « L’Homme, cet inconnu », qui est l’objet de multiples traductions et rééditions, et dont le succès mondial durera jusqu’aux années 1950.
Il estime dans cet ouvrage qu’il « faut établir des relations nouvelles entre les hommes [et] tirer l’individu de l’état de diminution intellectuelle, morale et physiologique amené par les conditions modernes de la vie. De développer en lui toutes ses activités virtuelles. De, lui donner la santé », et présente un programme en plusieurs points : « substituer des concepts scientifiques de la vie aux anciennes idéologies ; développer harmonieusement dans chaque individu toutes ses potentialités héréditaires ; supprimer les classes sociales et les remplacer par des classes biologiques, la biocratie au lieu de la démocratie ; rendre les hommes aptes à se conduire rationnellement : la fraternité, la loi de l’amour ; le but de la vie n’est pas le profit ».
Au sujet des homosexuels, Carrel écrivait :
« Les sexes doivent de nouveau êtres nettement définis. Il importe que chaque individu soit, sans équivoque, mâle ou femelle. Que son éducation lui interdise de manifester les tendances sexuelles, les caractères mentaux et les ambitions du sexe opposé. »
Estimant que « la sélection naturelle n’a pas joué son rôle depuis longtemps » et que « beaucoup d’individus inférieurs ont été conservés grâce aux efforts de l’hygiène et de la médecine », il affirme que l’eugénisme est indispensable pour la perpétuation d’une élite possédant une connaissance globale de l’homme. Celle-ci pourrait changer profondément la société moderne et ainsi permettre aux hommes de se développer indéfiniment, en gardant son intelligence et son sens moral. Pour ce, il propose d’abord un eugénisme volontaire. Il indique que « par une éducation appropriée, on pourrait faire comprendre aux jeunes gens à quels malheurs ils s’exposent en se mariant dans des familles où existent la syphilis, le cancer, la tuberculose, le nervosisme, la folie, ou la faiblesse d’esprit ». Il y plaide aussi pour un eugénisme radical, c’est-à-dire l’élimination pure et simple d’humains qu’il estime indésirables à son projet de « restauration de l’homme dans l’harmonie de ses activités physiologiques et mentales » dans le but de « changer l’Univers ». Ainsi, dans le chapitre VIII Reconstruction de l’homme, sous-chapitre XII Le Développement de la personnalité, il propose le (re-) conditionnement par le fouet et l’euthanasie pour les plus criminels, même s’ils sont aliénés...
C’est naturellement qu’il adhère au Parti Populaire Français (PPF) de Jacques Doriot, parti fasciste notoire.
En 1941, Le maréchal Pétain le nomme « régent » de la Fondation française pour l’étude des problèmes humains ,chargés de « l’étude, sous tous ses aspects, des mesures les plus propre à sauvegarder, améliorer et développer la population française dans toutes ses activités ». Fonctionnant de manière autonome, sans lien avec les autorités (elle accueillait collaborateurs et résistants), la Fondation a pour secrétaire général François Perroux, avant que celui-ci ne se brouillât avec Carrel. Elle est notamment à l’origine de la loi instaurant la médecine du travail et le certificat prénuptial (loi du 16 décembre 1942) et le livret scolaire. Elle se livre à des travaux sur la démographie (Robert Gessain, Paul Vincent, Jean Bourgeois), sur la nutrition (Jean Sutter), sur l’habitat (Jean Merlet) et aux premières enquêtes par sondage (Jean Stoetzel). Entre mi-1942 et mi-1944, il est soutenu par Le Corbusier comme conseiller technique.
À la Libération de Paris, Carrel est cloué chez lui par une grave attaque cardiaque.

Il est une des toutes premières personnalités du gouvernement de Vichy à être visées par le gouvernement provisoire de la République française (GPRF).
Il est suspendu de ses fonctions le 21 août 1944 à la demande de Paul Milliez et de Louis Pasteur, Vallery-Radot, la Fondation française pour l’étude des problèmes humains est dissoute. Mais il compte de nombreux soutiens américains et Eisenhower reçoit l’ordre de « ne pas laisser toucher à Carrel ». Il meurt le matin du 5 novembre à son domicile .
Après un temps d’oubli, le rôle et la personnalité d’Alexis Carrel furent à nouveau objets de polémiques, lorsque Bruno Mégret (EX FN/MNR le cita comme le « premier Français vraiment écologiste » lors d’une controverse avec les Verts sur la politique d’immigration (1991). Il s’ensuivit alors un débat, au cours duquel Alexis Carrel fut accusé d’avoir été complice des théories nationales socialistes. Ses thèses eugénistes, ses liens avec Pétain, avec Charles Lindbergh, compagnon d’antisémitisme d’Henry Ford et soutien politique et financier du national-socialisme. L’équipe de Carrel fut rapidement recyclée, afin de faire vite oublier les dérives des savants sous l’occupation.


Voilà pour un petit aperçu de la nébuleuse mondiale des eugénistes et des planificateurs du genre humain avant l’arrivée de l’ère de la Cybernétique.

Force est de constater que le XIXe a été un électrochoc dans la civilisation occidentale; le reste du monde ne sera pas épargné, plus souvent victime du progrès et des idéologues occidentaux que grands bénéficiaires (en tout cas pas encore) même avec l’abolition de l’esclavage qui a quand même mis 1 siècle avant d’être enfin hors la loi presque partout dans le monde. Ce n’est que partie remise, un autre esclavage remplacera bien vite l’ancien. L’homme moderne devra se plier à de nouvelles règles de nouvelles contraintes pour avoir une place dans la hiérarchie, il devra se soumettre à l’eugénisme et l’ectogenèse (reproduction humaine en dehors de l’utérus féminin) concept inventé par un autre initiateur du Manifeste des généticiens, John B. S. Haldane (1892-1964)) alors fort en vogue chez nombre de biologistes et de médecins de l’entre-deux guerres (voir André Pichot, La société pure, de Darwin à Hitler, éd. Flammarion, 2001). L’utérus artificiel est à l’étude actuellement.
Durant la deuxième moitié du XIX et à la charnière du XXe siècle, un certain nombre de personnages phares vont naître ( nous venons de le voir), ils auront en commun d’être des personnages incontournables pour la mise en orbite d’un nombre incalculable de nouvelles technologies, d’inventions et de conceptions originales pour la réalisation du monde à venir sous les auspices de l’ère de la science et de la machine . Commence alors une nouvelle accélération de l’espace temps terrestre, pendant que l’homme ordinaire tentera de s’adapter au mieux avant d’être confronté à l’avènement des machines intelligentes, plus dociles et plus performantes que lui. Nous ne connaissons pas encore l’issue de cette confrontation, mais nous pouvons y réflèchir.



 

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