L'incroyable Odyssée des Machines Ordinateurs

Publié le par Les RadiKals TrieuRs

L'ère de l'informatique fracture le monde connu dés la fin des années 40, pour le conduire dans un nouveau paradigme où la théorie de l'information deviendra la clef d'une nouvelle odyssée pour une espèce Bio/Silico en gestation dans les super-calculateurs. Aujourd'hui, soit moins de 80 ans après l'avènement historique de ce qui deviendra en 1961 l'informatique , force est de constater que les prophètes de cette nouvelle ère se sont mis au travail pour convaincre l'humanité que son avenir est dans la machine ordinateur; L'humanité mais aussi tout ce qui est vivant sous la forme biologique ordinaire et extraordinaire sans exception. Les princes opérateurs et promoteurs du genre annoncent, à qui veut l'entendre, que l'ancien monde est obsolète comme l'humain biologique toujours en activité sur cette planète , mais pour combien de temps encore ? Cela ne veut pas dire qu'il n'y avait rien avant , car l'informatique a sa propre genèse ! En effet, on savait déjà monter des calculateurs qui, d'où leurs noms, effectuaient des opérations et des calculs mathématiques. Ce sont les calculateurs qui vont migrer plus tard en ordinateurs. Leur multiplication s'est faite dans les années 1940 afin de satisfaire les calculs balistiques, mais également pour le décryptage, les besoins militaires.

C'est d'ailleurs à cette époque que les fondements de la cybernétique sont posés par Norbert Wiener . Ce dernier rend caduque les principes même de la guerre . Selon lui : Le monde d’après- guerre ( la bombe atomique, la guerre froide) inspire une explosion de signaux inquiétants, propre à plonger le monde dans le chaos. Les recherches sur l’entropie, où le système physique finit dans un monde d’instabilité maximale, pousse N Wiener à s’intéresser à ce qui justement va réduire l’incertitude. La communication déterminant les échanges entre êtres humains est primordiale, et la piloter efficacement permettra une meilleure régulation entre les peuples et donc d'établir la paix. Une belle promesse . L’information pouvant être contrôlée est en ce sens l’inverse de l’entropie( et du chaos ).

Il s'agit de nous faire croire que l'oeuvre en question est pour la paix et rien d'autre . « Le processus consistant à recevoir et à utiliser l’information est le processus que nous suivons pour nous adapter aux contingences du milieu ambiant et vivre efficacement dans son milieu ». Efficacement mais pour qui ou pour quoi exactement ? La courte histoire de l'informatique en ce bas monde nous conduit à devoir nous poser la question de savoir si nous devons nous réjouir de cette progression pouvant aussi être vue comme une régression vertigineuse . Mais seul l'humain encore relié à son substrat originel peut encore s'en rendre compte .

Combien en reste t-il .?

Finalement , nous voyons là, que la cybernétique est à l'informatique ce que les dogmes sont aux religions, un programme en lequel il faut croire de gré ou de force car l'objet de la chose est d'adapter les êtres au nouveau milieu ambiant technologique pour le meilleur des mondes quitte à en perdre la tête .Ce qui n'est pas dit c'est que la tête pensante devient chaque jour un peu plus suprahumaine au point où la réflexion individuelle et le bon sens n'ont plus lieu d'être . Pour pouvoir s'adapter au nouveau milieu ambiant l'homme doit aujourd'hui intégrer le simulacre de pensée de l'intelligence artificielle ou être perçu comme une singe stupide . Celui qui n'a pas ses appareillages technologiques ou son ordinateur personnel n'est plus de ce monde . Sous peu, l'homme biologique sera reclus dans des réserves où il sera l'objet d'études et de curiosités pour un public de savants ou de touristes virtuels échappés ,le temps d'une stase quantique, de l'ancien monde . De la trajectoire des balles, au déplacement des avions de guerre au contrôle des masses il n'y a un qu'un pas qui sera vite franchi... L'accélération sera exponentielle.

Depuis 1946 avec le fameux ordinateur ENIAC ( Electronic Numerical Integrator and Computer ) puis avec les ordinateurs domestiques,les smartphones, les tablettes,la toile du WWW l'ordinateur quantique ,,le Cloud d'IBM, le temps semble se crisper dans une énergie synthétique descendante encore jamais expérimentée par l'homme et l'ensemble de la planète .

L'humain ordinaire est déjà envisagé par les transhumanistes comme un Bug qu'il va falloir traiter au plus vite . La liberté de la pensée est incompatible avec les programmes informatiques dominant chaque jour un peu plus la pensée humaine . Ce sont d'ailleurs les ancêtres de l'ordinateur qui inaugurèrent le "bug" que nous connaissons aujourd'hui : en 1945, un insecte ("bug" en anglais) se coince dans les circuits du calculateur Mark I et plante la machine. Depuis, il en est resté ce mot "bug" utilisé pour désigner le dysfonctionnement d'un programme. Si l'homme actuel ne veut pas devenir le singe des transhumains il devra alors se comporter comme un bug dans le système informatique planétaire . La ruche est bien le modèle rêvé de la dictature informatique qui ne dit pas son nom . Le texte qui suit est de 1963 . Il a été écrit par Jacques Bergier pour le N°9 de la revue Planète . Jacques Bergier est connu pour son livre «le matin des magiciens» qu'il a écrit en collaboration avec Louis Pauwells.Ils ont également dirigés ensemble cette même revue pendant plusieurs années. En 1963 l'intelligence artificielle n'a pas encore mis l'homme au rebut . Cet article montre ,qu'à cette époque, les avancées de l'informatique sont encore perçues comme une formidable évolution . Il est intéressant de noter à la lecture de ce texte que tout était déjà en place a ce moment là pour percevoir la dérive d'un tel programme . Mais l'enthousiasme était de rigueur et personne ne songeait à mettre en doute les bienfaits de l'informatique pour l'humanité en devenir . Pourtant le texte présenté ici révèle à quel point «nous avons la tête dans le guidon» puisque les machines font partie intrinsèque de notre environnement et qu'une réflexion humaine sur les machines et notre rapport avec elles n'est plus à l'ordre du jour. Seule la régulation par l'informatique est au programme . En 50 ans , nous avons été propulsés à la vitesse grand V dans cet univers technocratique:le monde virtuel est en voie de supplanter le monde réel. C'est cela que dit entre les lignes le texte de Jacques Bergier .=

L'incroyable Odyssée des Machines Ordinateurs

Où en est-on avec les cerveaux artificiels?

 

BILAN ET AVENIR DES MACHINES A PENSER

L'automne dernier, une fourmilière humaine s'est accrochée aux flans de l'Himalaya. En transportant des pierres et du bitume dans des petits paniers, des milliers et des milliers de chinois ont construit des routes pour atteindre le toit du monde qui n'est plus tibétain.Il se passe là haut une bataille qui est peut être d'ordre spirituel, mais ceci n'est pas mon propos.Je veux dire seulement que cette entreprise d'un monde millénaire contre un monde millénaire a ramené l'humanité cinq mille ans en arrière.

Dans les domaines de la pensée,en notre occident,l'attitude générale demeure celle de ces chinois aux petits paniers:la plupart de nos savants transportent toute leur matière première sous leur crâne.Ils travaillent encore sans l'aide d'une machine. Cependant, nous vivons les dernières heures de cette façon d'être et de faire.

L'homme a inventé des instruments qui le prolongent: sous la mer avec le bathyscape,dans le vide cosmique avec la capsule.Les «machines auxiliaires de la pensée»lui permettent aujourd'hui d'entreprendre des tâches dont son cerveau, à lui seul, serait incapable.

Il faut bien nous entendre sur ces machines que l'on dit, à la légère,»pensantes». Si l'homme est une machine,et merveilleuse et encore en partie inconnue,je pense avec Louis Pauwels que c'est une machine qui ne sera jamais dépassée que par elle même. Il y a là une quasi certitude et un vœu.

Je ne crois pas , je ne veux pas croire, nous ne voulons pas croire à des machines qui se substitueraient à l'homme.Nous voulons croire à des machines qui aideront l'homme.Dans son évolution psychique, nous voulons croire que l' homme ne passera pas le relais à des monstres d'acier. Tout le problème philosophique est là.Tout le reste est discussion sur le sexe des anges.Pour nous , la pensée artificielle ne saurait se substituer à la pensée naturelle.Il y a une donnée certaine: un cerveau humain n'est pas seulement composée de matière et d'énergie;Il est aussi composé de temps.Il est le produit de 3 milliards d'années de la vie.Qu'il soit de métal ou de cristal,le cerveau que nous fabriquerons aura cette infirmité:il lui manquera le temps étalé et assumé de la Création.

Nous sommes trop jeunes.Dans d'autres mondes infiniment plus vieux, peut être les machines se sont-elles substituées aux êtres…

Mais revenons ici, et maintenant. Il existe déjà des machines dont la patience mentale est infinie, et qui permettent ainsi à la pensée humaine des réalisations nouvelles.Et au-delà de ces premières machines, merveilleuses mais balbutiantes par rapport au possible du proche avenir, nous pouvons concevoir des appareils qui multiplieront l'intelligence humaine, comme la pelle mécanique multiplie la force du bras.Là, réellement une révolution est commencée. Depuis peu. Voici un premier bilan.

 

L'HOMME QUI N'AIMAIT PAS LE BRUIT

Les machines auxiliaires de la pensée sont nées en 1642 avec le registre numérique à roues de Blaise Pascal, qui mécanisait l'opération de report lors de l'addition.Trente ans plus tard Leibniz un appareil capable, non seulement d'additionner,mais de multiplier, et il employait à cet effet un système de numérotation simplifié, utilisant uniquement les chiffres O et 1.C'est ce que nous appelons actuellement le système binaire.

1  2  3   4    5    6    7    8     9    10    11    12   13

1 10 11 100 101 110 111 1000 1001 1010 1011 1100 1101

Les nombres écrits en binaire ont environ trois fois plus de chiffres qu'en décimal.Le système n'est donc pas très pratique pour le cerveau humain.Son emploi est sans rival pour un cerveau mécanique.Au départ, toute machine n'offre qu'une alternative:Répondre par «oui» ou par «non», parle signe + ou -, par 0 ou par 1.Quand le courant passe,elle donne la première réponse,la seconde quand in ne passe pas.C'est par la multiplication des relais originels que sont édifiées les grandes machines complexes.

Au XIXéme siècle, les machines du type Leibniz apparaissent sur le marché.Des inventeurs tels que Thomas de Colmar,Léon Bollée, Monroe, Friden les réalisent.

Au XIXémé également, un excentrique anglais, Babbage, partagea sa vie entre la construction d'une machine à calculer géante et la lutte contre les musiciens ambulants. Babbage estimait que la cacophonie des chanteurs des rues compromettait le travail intellectuel et paralysait la civilisation.Ses ennemis lui laissèrent cependant assez de loisirs pour inventer une machine à calculer utilisant le système du métier à tisser de Jacquard et dont les principes étaient ceux mêmes des machines modernes;mémoire artificielle ou magasin de nombres, organe arithmétique, organe de commande.Il ne manqua à Babbage que de connaître la lampe à trois électrodes.

Un demi siècle après, en 1880,Hollerith invente la carte perforée.

A la même époque apparaît un second et génial excentrique:L'Américain Strowger.

 

ET CELUI QUI HAISSAIT LES DEMOISELLES DU TELEPHONE

Strowger était entrepreneur de pompes funèbres à Chicago.Si Babbage détestait les musiciens ambulants, Strowger avait voué une haine sans merci aux demoiselles du téléphone.Il engagea un de ses neveux à découvrir un appareil permettant d'éliminer les standardistes. Le neveu inventa le commutateur rotatif Strowger, qui rendit possible le téléphone automatique.La véritable machine à calculer devenait possible.La carte perforée allait être sa mémoire,la lampe de TSF, les commutateurs, et les relais téléphoniques, les neurones de son cerveau.Pourtant rien ne se passe avant 1937, en dépit des travaux de deux français, Valtat et Couffignal sur la numérotation binaire.

La première machine moderne est née en 1937 dans une petite université de Philadelphie, La Moore School.Les deux inventeurs, deux savants américains,Eckert et Mauchly,la baptisèrent Electronic Numerical Integrator and Automatic Computer, par abréviation: E.N.I.A.C.

E.N.I.A.C comprenait trente mille tubes électroniques; c'était énorme pour l'époque.

L'importance de l E.N.I.A.C fut double:introduction de l'électronique dans les machines à calculer (donc possibilité d'opérer à des vitesses proches de celle de la lumière) et établissement de réservoirs d'informations ou de nombres: c'est ce que l'on nomme la «mémoire des machines». Le terme est mauvais; il évoque la mémoire humaine alors que ces deux mémoires n'ont , à vrai dire, nul rapport;L 'E.N.I.A.C avait été destiné par l'armée américaine au calcul des tables de tir.Mais ce calcul ne fut terminé que neuf mois après la fin de la guerre et l'armée se désintéressa de l'appareil.

 

L'UN DES PLUS GRANDS GENIES DE NOTRE EPOQUE

 

Toute science connaît des périodes d'accélération: bouillonnement des idées,convergence des inventions,multiplication des réalisations.

La décade 1937/1947 fut décisive. L'institut de Recherches Avancées de Princeton publia le 28 juin 1946, sous la signature de John von Neumann, W Burkes et Hermann H. Goldstine, la communication décisive pour l'avenir de la pensée électronique. Elle décrivait la technique du programme enregistré: il s'agit de doter la machine, non seulement des nombres qui vont constituer sa mémoire, mais encore de «l'intelligence» de leur utilisation en fonction de la demande.La technique permet à cette machine de calculer elle-même le nombre qu'elle ne possède pas en mémoire mais dont elle peut avoir besoin pour son travail.. Un programme enregistré n'est pas nécessairement une séries d'opérations linéaires, se suivant comme les maillons d'une chaîne.Il devrait pouvoir comporter des branchements, des instructions modifiant d'autres instructions.

Dans cette décade décisive sont nés, en même temps que les rouages essentiels des machines modernes,les procédés permettant leur instruction.

Les Anglais et les Américains inventèrent le tambour magnétique.

Au National Bureau of Standard, le docteur Alexander réalisa des mémoires dans lesquelles les signaux sont des ondes élastiques se propageant dans du mercure.

A l'université de Manchester,l'utilisation des tubes cathodiques conduisit à la réalisation de mémoires dites «électrostatiques». Pour la première fois,les machines se débarrassèrent des cartes et des rubans perforés au profit de dispositifs dignes de l'électronique.

De cette époque datent également les premières études sur les conceptions logiques rendant possible les machines modernes.La plupart de ces conceptions sont dues à l'un des hommes les plus extraordinaires de notre époque, John Von Neumann. Ce mathématicien , d'origine hongroise,fut, jusqu'à sa mort en 1960,le cerveau des états unis aussi bien pour l'économie intérieure que pour la défense nationale.Son importance était telle que l'on le vit perdu (un cancer étrange, à évolution imprévisible,provoqué probablement par des doses successives de radiations reçues lors d'une inspection de réacteurs nucléaires(1), les hommes les plus éminents des Etats-Unis, du président aux plus hauts fonctionnaires, se succédèrent à son chevet. Avec une énergie implacable, cet homme torturé par la pire des douleurs, la dominant de toute la puissance de son cerveau, donna des instructions à la fois pour la poursuite de recherches les plus secrètes et pour le développement industriel et économique d'un système social où les crises économiques ne se produiraient plus.

Von Neumann était arrivé à des concepts généraux englobant à la fois la physique et la psychologie, à partir de recherches sur la théorie des jeux tels que le poker, les échecs et les dames.Certaines applications de ses travaux qui généralisent la notion de stratégie, lui ont permis de créer la théorie des machines électroniques.

 

AUSSI IMPORTANT QUE: E=MC2

A leur origine, les machines auxiliaires de la pensée étaient conçues uniquement comme machines à calculer.Le calcul est ,certes,important,l'homme construit des ponts,des sous-marins atomiques, des capsules spatiales,, des avions et des automobiles;pour construire, il doit calculer.Les Machines, d'abord conçues pour l'aider dans ce travail,continuent à remplir cette tâche.C'est ainsi, par exemple,que la calculatrice Gamma 60 de la compagnie Bull a calculé les formes et les lignes d'eau du paquebot «France»,les plans de vol de Caravelle,la bombe atomique de Reggane.

Dés 1947 cependant,on s'aperçoit que les machines peuvent traiter autre chose que des nombres:n'importe quelle information.

L'information est une notion générale due à Léo Szilard, Claude Charon et Léon Brilloin. Les chiffres ne sont qu'une des formes de l'information;la danse des abeilles,le langage, la musique,l'art,les messages codés en contiennent également.Dés que l'information, quelle qu'elle soit,put être définie mathématiquement,on comprit que les machines pouvaient traduire une langue en une autre,rechercher un mot dans un livre,déchiffrer un message dont le code est inconnu.

L'information n'est ni de la matière ,ni de l'énergie.Sa définition mathématique est simple, quand on considère l'importance de cette notion.La quantité d'information est le logarithme du rapport:

probabilité d'un événement ou d'un état,

après la réception d'un message

____________________________________

probabilité d'un événement ou d'un état,

avant la réception d'un messages

Cette formule est aussi importante pour l'avenir de l'humanité que le E=MC2 d'Einstein.

Entre les mains d'un mathématicien compétent,elle permet, à la fois,de montrer pourquoi les mots-croisés sont possibles, de déchiffrer la danse des abeilles,de calculer une ligne téléphonique,établir un circuit radioélectrique permettant de communiquer avec Mars et Vénus, de construire une machine à calculer traitant réellement de l'information et non pas uniquement de nombres: une machine pouvant jouer aux échecs,danser,apprendre, traduire,analyser.Une telle machine n'est certes pas pensante-je rappellerai cette notion autant de fois qu'il le faudra-mais elle est suffisamment souple,dotée de suffisamment de finesse pour devenir véritablement l'auxiliaire du cerveau humain,pour donner à ce cerveau des pouvoirs nouveaux.

 

LA PENSEE CONTRE LE TEMPS

Après 1947, le déluge: des machines nouvelles apparaissent chaque année.Leur rapidité est de plus en plus fantastique. Bendix vient d'annoncer un appareil expérimental qui traitera cent millions d'informations par seconde (2). Il utilisera la toute dernière acquisition de l'électronique,la Diode Tunnel ( il s'agit d'une lampe solide comme le transistor, mais infiniment plus rapide).Un tel appareil ne sera plus limité que par la vitesse de la lumière:il manipule l'information avec une rapidité et une subtilité supérieures à celles du cerveau humain.Il pourra suivre les phénomènes qui se déroulent à l'intérieur d'une bombe atomique avant même que celle-ci n'ait fini d'exploser.Les calculatrices à Diode Tunnel ne sont pas encore en vente,mais les ensembles calculateurs,actuellement disponibles,les Gamma 60 par exemple, réalisent des prouesses ahurissantes.L'un deux,parvient à traiter,au Comptoir National d'Escompte de Paris,30000 effets par jour en quatre heures de travail environ.Le même travail aurait exigé naguère cent personnes en permanence.

Dans le courant de 1963, toute la comptabilité des titres déposés par la clientèle sera prise en charge par le Gamma 60; Plus d'un millions de dossiers seront gérés automatiquement:le Gamma 60 déclenchera les crédits de coupons et toutes les opérations sur titre grâce à une exploration quotidienne du fichier, qui pourra s'effectuer en deux heures alors que celle-ci demande 200 heures aux machines à cartes perforées.

 

LES NOUVELLES ARMOIRE MAGIQUES

J'ai vu nombre de Gamma 60 en action: à Paris,à Bruxelles, à Milan.Le terme «machine «évoque mal la chose.Un gamma 60, c'est d'abord une vaste pièce nue et froide comme une salle de chirurgie. Au centre deux hommes assis à un pupitre.Ils communiquent avec la machine au moyen du clavier d'une machine à écrire électrique.Ce clavier est tantôt actionné par le Gamma 60 lui-même, tantôt commandé par l'opérateur qui veut faire passer un message.

Le Gamma 60 proprement dit, est constitué d'une série d'armoires métalliques, disposées dans cette pièce sans ordre apparent et sans liaison visible.Les interconnexions sont souterraines.On additionne autant d'armoires qu'il le faut. Seule, l'une d'entre elles, l'unité centrale, uniquement occupée à diriger est indispensable.Cette unité centrale,contrairement au cerveau humain,peut penser plusieurs problèmes en même temps.Elle possède un nombre pratiquement infini »d'inconscients» travaillant en parallèle.Tout se passe là, comme si un savant pouvait réfléchir à la fois sur des problèmes de physique, de chimie, de mathématique et de biologie.L'unité centrale groupe la mémoire rapide à tores de ferrite, et un ensemble de circuits électroniques assurant le fonctionnement des éléments connectés et permettant l'exécution simultanée de plusieurs programmes.Un Tore de ferrite est un minuscule objet de moins d'un millimètre de diamètre.Les ferrites sont des céramiques magnétiques capables de retenir des informations sous la forme d'une aimantation dont la présence peut être détectée.

La capacité de la mémoire est déterminée en fonction des besoins.Elle peut retenir jusqu'à 200 000 chiffres environ traités à raison de 6 chiffres tous les dix millionièmes de seconde .

Les éléments d'exécution ont pour rôle:

*de traiter des informations: ainsi le calculateur arithmétique effectue sur les nombres qu'il reçoit de la mémoire centrale des opérations arithmétiques.

*de stocker des informations: les rubans magnétiques peuvent contenir jusqu'à dix millions de chiffres et de lettres;24 dérouleurs au maximum peuvent être associés.

*d'introduire les informations dans la machine(éléments d'entrée) et d'en extraire les résultats:une installation peut comprendre plusieurs lecteurs-perforateurs de cartes du modèle classique, et plusieurs débiteurs de documents imprimés.

Les armoires dispersées dans la pièce, autour de l'unité centrale,calculent, raisonnent,agissent et débitent à l'extérieur des documents imprimés. Les spécialistes communiquent avec elles par l'intermédiaire de l'unité centrale.Celle-ci a son propre langage interne, fait de symboles mathématiques et une gamme de langages plus simples dont elle use pour correspondre avec l'extérieur.

 

1530 KILOMETRES DE LITTERATURE A L'HEURE

avec un ensemble de ce type,il est possible de diriger une banque ou une compagnie d'assurances, de classer la totalité des mots de la langue française dans une mémoire dynamique permettant de l'étudier,de traduire, d'établir des orbites pour des fusées interplanétaires,de doter finalement le cerveau humain d'un instrument de synthèse nouveau.

On peut définir le traitement électronique de l'information comme un moyen de réaliser l'impossible. Des recherches que l'on n'osait entreprendre, des réorganisations industrielles dans lesquelles on n'osait se lancer, deviennent réalisables.Notre époque nous offre le spectacle d'hommes positifs penchés sur des problèmes qui relevaient de la science fiction voici cinq ans seulement: des banquiers s'intéressant aux mémoires électroniques,des spécialistes du langage s'occupant des codes binaires,des militaires cherchant à obtenir le calcul en plein vol de la trajectoire d'une fusée ou l'analyse d'une explosion de bombe à hydrogène en moins d'une seconde.

Toute la technique nécessaire n'est pas encore élaborée; les moyens de communication avec la machine, c'est à dire, les entrées et les sorties de l'information n'ont pas encore la prodigieuse rapidité de la machine elle-même.Déjà, cependant,les machines imprimantes, qui transforment en caractères compréhensibles par l'homme l'information fournie par un Gamma 60, peuvent produire 1530 kilomètres de papier imprimé à l'heure.

L'avenir qui se dessine est encore plus fantastique.

 

LES MACHINES ONT DU CARACTERE

Un jour de mars 1959, le docteur A.L Samuel, savant américain, perdait une partie de dames.Ceci marque une date dans l'histoire de l'humanité.L'adversaire du docteur Samuel

était un ordinateur I.B.M 704. Cette machine avait été munie d'un programme du type nouveau, dit «programme d'apprentissage».Au bout de dix heures,, l'I.B.M 704 jouait mieux que le rédacteur du programme.

Les recherches en cette matière sont menées très activement en Amérique,par exemple au Cornell Aeronautic Laboratory(Buffalo). Les programmes sont difficiles à mettre au point:une équipe de savants est nécessaire pour en établir un seul.

A l'Euratom, un groupe étudie une machine capable de jouer aux échecs.C'est qu'une telle machine sera aussi capable de diriger un des réacteurs nucléaires dont l'entrée en service est prévue avant vingt ans et qui produiront le courant électrique.

Les machines capables d'apprendre sont douées d'une certaine personnalité, et de grandes sociétés s'apprêtent à engager des pédiatres spécialisés dans la psychologie des enfants de trois ans.Est ce à dire qu'un tel appareil pense?Non, mais il a un comportement.Les épées elles-mêmes et les navires à voile avaient du «caractère» et leurs propriétaires leur donnaient un nom, les traitaient comme des personnes vivantes.

Les voitures de course,moins complexes pourtant que les ensembles à traiter les informations, ont aussi leur personnalité, certaines ne donnent leur maximum que conduites par tel pilote.Dès le premier outil, une symbiose s'est faite entre l'objet et son utilisateur.Elle s'est compliquée et affinée à mesure que l'outil lui-même s'est perfectionné.

 

LES MACHINES EN COLERE

Le mauvais caractère des machines à penser, assez semblable à celui des enfants, se manifeste souvent.Leurs colères ont parfois une explication rationnelle. L'une de ces machines ne fonctionnait que la fenêtre ouverte.Après des mois de recherches, le constructeur finit par comprendre que le circuit de refroidissement avait été insuffisamment étudié.Fenêtre fermée, la température s'élevait et perturbait le fonctionnement de certains transistors.

La leçon a servi:le Gamma 60 comporte six blocs frigorifiques maintenant les organes à 14°.

Une autre machine se détraque si on joue des castagnettes à proximité: ses organes doivent être particulièrement sensible aux vibrations.Un autre des ces ensembles, aux Etats-unis, refusa d'accepter un programme avec le commentaire suivant:»c'est absurde, vous avez essayé de diviser 0 par 0».

Toutes les protestations ne sont pas aussi spectaculaires.cependant il suffit de la moindre erreur pour qu'un programme soit faux.Un grand spécialiste français, M Jean Porte écrit:

«le premier essai d'un programme constitue un spectacle déprimant:la machine s'arrête immédiatement avec allumage de diverses lampes rouges.ou bien, au contraire elle ne s'arrête pas, le programme parcourant éternellement le même cycle d'instructions erronées;Ou bien encore,elle imprime des absurdités.

Une seule faute suffit pour annuler un programme de travail; ces fautes se produisent fréquemment quand la machine vieillit. Aussi les chercheurs avancés pensent ils à vacciner les machines.On leur injecterait la plupart des erreurs possibles et un programme d'apprentissage en interdirait ensuite, à tout jamais la reproduction.

 

DEMAIN,ELLES PARLERONT NOTRE LANGUE

Contrairement au cerveau humain, la machine à traiter l'information peut être régénérée.Il suffit de remplacer les organes déficients.Elle peut donc apprendre ,en principe, à profiter de ses erreurs.Des chercheurs travaillent dans ce sens; leurs études portent des noms difficiles à traduire en français:

programme heuristique,programme interprétatif,cellules de hasard,machines à logique majoritaire,fonction de commutation à seuil.

N'essayons pas de simplifier, c'est impossible

Disons qu'il s'agit encore de vaccination: une erreur une fois commise ne se répétera plus.la machine se contrôlera elle-même, en partant du principe que ce qu'elle a dit trois fois dans trois circuits différents est vrai.A la limite se dessine le profil d'une machine infaillible.

Dans peu de temps , les hommes communiqueront avec les machines, non pas au moyen de claviers électriques, mais par la parole;La machine disposera d'organes traduisant le langage humain en langage de machine, et réciproquement. Déjà des chercheurs américains, comme Anthony Oettinger, ont fait là-dessus des progrès significatifs.Des séances de »brainstorming» entre l'homme et la machine relèvent d'un avenir proche.Ceux qui connaissent les ensembles actuels s'attendent à affronter des machines pleines de préjugés et le traitement psychothérapique de tels appareils n'est peut être pas du domaine exclusif de la littérature d'imagination.

 

CONTRE LE TEMPS

ET CONTRE L'ESPACE

Ce problème de la communication entre l'homme et la machine requiert en ce moment l'attention.Les travaux ont pris plusieurs directions.D'une part, le recherche d'un langage nouveau permettant une communication plus sûre entre l'homme et la machine.Elle a conduit des mathématiciens comme le Hollandais Hans Freudenthal à mettre au point «le Lincos» qui permettrait aussi bien de communiquer avec des psychismes différents: d'éventuels habitants des autres planètes , par exemple.

D'autres chercheurs concentrent leur attention sur le perfectionnement du système d'entrée dans la machine.La carte perforée, la machine à écrire, le langage humain, sont des moyens lents.Si la machine pouvait recevoir de l'information à la vitesse de la télévision, c'est à dire aussi vite que les images apparaissent sur l'écran, elle pourrait enregistrer l'équivalent en informations de «autant on emporte le vent» en une minute.

Pour des projets, comme celui de l'Université de Nancy: réunir tous les trésors de la langue française, vocabulaire,grammaire,oeuvres majeures,à l'intérieur d'une machine.,une telle célérité ne serait pas inutile.

D'autres chercheurs encore se préoccupent de la sortie de l'information.La parole humaine est, là aussi ,trop lente.IL faudrait que les machines puissent parler entre elles,par téléphone, dans leur propre langage.Cette technique commence à être utilisée, et l'on estime, aux Etats-Unis,que 40% des communications téléphoniques en 1965 auront lieu entre machines et non plus entre êtres humains.

Dans les ensembles qui vont succéder au Gamma 60, des milliers de kilomètre sépareront l'armoire centrale des unités auxiliaires.Des calculs sont en cours pour des ensembles dont l'unité centrale sera sur la terre, tandis que les armoires secondaires d'exécution et les organes capteurs d'informations se trouveront sur la Lune, Mars ou Vénus.La machine aura ainsi conquis le temps et l'espace.

 

LE DIALOGUE HOMME-MACHINE

J'ai posé à une douzaine d'ingénieurs,spécialisés dans les aspects avancés de la recherche sur les ensembles d'informations et que la Compagnie BULL a bien voulu réunir pour répondre à mes questions,une interrogation qui me tenait beaucoup à coeur .

«Pensez-vous qu'il y aura un jour une mémoire du monde,un grand cerveau dirigeant et dominant l'humanité comme dans les romans de science fiction?»

L'idée a paru douteuse aux ingénieurs.

A l'opposé de cette énorme centrale d'informations, les spécialistes envisagent la création d'une machine individuelle à bon marché.L'homme de 1962 ne va plus de Paris à Marseille à pied; il utilise un appareil de transport.L'homme d'un très proche avenir ne pensera plus tout seul: il disposera d'un .ensemble léger pour le traitement de ses informations.Ces machines seront surtout précieuses pour les savants et les ingénieurs.Elles seront personnalisées: chacun possédera sa propre machine qui le connaîtra bien , qui le complétera.Et qui connaîtra ses défauts:elle saura, par exemple, qu'il a l'habitude de ne pas fournir de preuves rigoureuses ,parce qu'il n'aime pas manipuler tel symbole mathématique et elle le suppléera.La machine utilisera sa propre patience illimitée pour donner au travail du savant un fini,une rigueur, un style qu'il n'aurait pas normalement.

Si dans cette perspective, la machine doit beaucoup donner à l'homme, celui-ci doit lui apporter beaucoup.La collaboration étroite homme-machine permettra à cette dernière de concevoir des idées générales, de découvrir la notion de catégorie,de développer son pouvoir d'abstraction.On a déjà baptisé ces hommes aptes à travailler avec les machines:ce sont des programmateurs ;on trouve un certain nombre de programmateurs prodiges mais dans l'ensemble,l'enseignement et l'instruction traditionnels n'orientent guère les hommes vers l'imagination appliquée dont nous aurons besoin pour assurer le progrès pour ce couple homme-machine.

LES MIROIRS DEVRAIENT BIEN REFLECHIR….

La technique bute aujourd'hui sur la mémoire de ces ensembles électroniques.Les mémoires industriellement utilisées sont magnétiques.Les informations qu'elles recèlent sont accessibles en quelques micro-secondes.Cependant ces mémoires, aussi extraordinaires qu'elles soient,ne satisfont plus les spécialistes.Ils cherchent à réaliser des miroirs où puissent se loger des milliards d'unités d'informations.Quelque unes de ces mémoires expérimentales de laboratoire évoquent les contes de fées.Ainsi «le miroir qui se souvient « inventé pour le compte de la marine américaine par K Kallmann et J Rennert est une plaque composée de cristaux spéciaux. Elle absorbe tout ce qu'elle a «vu», même dans l'obscurité complète,car elle enregistre ses images sous l'effet de rayons infrarouges produit par la chaleur émanant de tout objet.C 'est réellement le miroir noir des vieilles légendes, celui dont Cocteau dit «qu'il devrait réfléchir avant de renvoyer l'image»….

Et il réfléchit en effet…

D'autres mémoires utilisent les électrons eux-mêmes:leurs rotations dans les atomes permet d'enregistrer des informations.C'est peut être ainsi que fonctionnent les molécules qui transmettent l'hérédité.Certaines mémoires encore utilisent la matière refroidie au voisinage du zéro absolu; d'autres enfin sont de véritables bibliothèques: la bibliothèque automatique de l'I.B.M. contient un million de pages par unité et l'on peut ajouter des unités en nombre illimité.Dans chaque unité le document cherché est mis au jour en une seconde et photocopié en 5 à10 secondes.

A la limite, la construction d'une mémoire capable de contenir toutes les informations qu'un être humain a amassées dans sa vie, n'est qu'une question d'argent.

Toutes ces mémoires sont statiques.Elles ne se modifient pas, ne changent pas de nature,ne se «colorent» pas comme l'insondable et mystérieuse mémoire humaine.Cependant des mémoires dynamiques sont sérieusement envisagées.Les enregistrements bougeraient,agiraient les uns sur les autres,se transformeraient.Aucun

de ces ensembles n'existent déjà, à ma connaissance, mais leur théorie est en cours d'élaboration.(3)

 

UNE PRISE A SAVOIR

La machine individuelle,solution logiquement inscrite dans le futur, et la possibilité de liaisons directes entre des organes séparés par des milliers de kilomètres, annoncent la prise de calcul, qui serait analogue à une prise de courant.chaque entreprise, chaque laboratoire, de nombreux appartements disposeront d'une prise de calcul c'est à dire d'un téléphone ou d'une machine à écrire électrique qui servira à poser des questions auxquelles répondront des ensembles installés à grande distance.Par l'intermédiaire d'une telle prise de calcul, se traiteront aussi bien des problèmes scientifiques, industriels et commerciaux que des problèmes d'investissement ou de budgets.

On ne conçoit pas , en 1963, de laboratoire sans prise de courant électrique,d'air comprimé, de vide. On ne concevra bientôt plus de laboratoire sans prise de calcul.

Les réseaux factureront automatiquement le nombre d'heures de calcul comme des appareils facturent aujourd'hui le kilowatt-heure et le mètre cube de gaz. L'isolement du chercheur aura définitivement cessé.Chacun pourra participer aux résultats de tous les autres;chacun obtiendra automatiquement la vérification de ses idées.(4)A partir d'un certain niveau dans la hiérarchie de la recherche,le savant disposera, outre la prise de calcul, d'une machine personnalisée apte à l'aider dans sa réflexion.

C'est , je pense,vers une telle vision qu'il faut tourner le regard:l'homme trouvant dans la machine un moyen d'élargir et d'accélérer sa propre pensée.Et non pas l'humanité s'en remettant à quelque «super-cerveau» artificiel (5).

A la vision fantastique mais sombre du savant militaire Roger Mac Gowan (6),nous tenons à opposer une conception humaine et dynamique qu'un technicien de l'électronique définissait dernièrement dans une revue spécialisée en quelques phrases superbes:

«Dés à présent

Entre l'homme et l'univers

Entre l'univers qui déborde de possible

Et l'homme avide d'apprendre

Les circuits tissent le réseau

D'une volonté commune d'apprentissage»(7)

 

JACQUES BERGIER

 

 

Notes des RadiKals TrieuRs

(1)probablement causé par une surexposition aux Rayons X lors d'essais sur la bombe A auxquels il a assisté dans le Pacifique ou lors de travaux sur des armes nucléaires au Laboratoire national de Los Alamos.

(2)une nouvelle unité de mesure de la vitesse d'un système informatique:les FLOPS (opérations à virgule flottante par seconde) .Depuis 1964, des records sont régulièrement battus:on est passé des KiloFLOPS aux MégaFlops en passant par les PetraFlops pour en arriver aux YottaFlops ce qui revient à dire que ce sont des millions de milliards d'opérations par seconde ce qui fait flop dans notre petit cerveau d'humain

(3) on y est avec Wikipédia qui «incarne» la mémoire collective

(4) on y est avec Internet

(5)force est de constater que nous sommes maintenant dans une situation paradoxale:la machine nous donnant la possibilité d'élargir notre pensée en même temps que nous rendant entièrement dépendant d'un cerveau artificiel

(6)Mac Gowan était l'un des responsables de l'arsenal de Redstone, Alabama,où l'on fabriquait les fusées thermo-nucléaires.Il disait «Avant vingt ans, l'humanité aura pris contact avec les puissantes intelligences extraterrestres.Celles-ci ne sont sans doute pas des êtres organiques, mais des machines qui pensent(...)Tout devrait nous pousser à nous préparer à un tel événement»

(7)Bergier a oublié d'envisager que l'avidité de l'homme d'apprendre s'est fait dépasser par celle de posséder;C'était pas évident d'imaginer que des êtres comme Steve JOBS allaient apparaître sur terre , en donnant comme mots d'ordre «Soyez avides et insatiables»!

 

 

 

 

 

 

 

 

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