La Partouse Génétique

Publié le par Les RadiKals TrieuRs

La Partouse Génétique

ll y a du nouveau Question Reproduction et la législation qui va avec ; l'industrie du bébé est en pleine innovation et expansion! La cote de la chose n'est plus dans les bourses , mais bientôt cotée en bourse, qu'on se le dise. La gamète et l'ovule sont les oeufs d'or du nouveau jardin des Espérides où le bio s'estompe devant le silico.
En effet, d'après un article assez revêche du 20 Septembre 2014,sur le site www.letemps.ch, il est maintenant envisagé de faire un bébé éprouvette à partir de 3 parents biologiques. La nouvelle trinité n'est plus dans le coeur de l'église des hommes mais dans les bacs réfrigérants des gérants de la nouvelle industrie des gamètes .
Les nouvelles tombent comme les bombes .Ici ce sont les bombes génétiques, ailleurs, ce sont les bombes à fragmentation.

Ce n'est pas évident de suivre le feuilleton.
D'abord il a fallu se faire à l'idée d'un BEBE EPROUVETTE autant dire une épreuve pour le genre humain . Et ça n'a pas été facile , c'est pourtant aujourd'hui une affaire entendue ,pour ne pas dire introduite aux forceps dans les alcôves Modern Style . La fièvre du samedi soir est devenue La FIV des jours ouvrables en laboratoire , avec les technologies DPI/ PMA aux parfums synthétiques où le mythe de l'enfant roi est contraint à la mithocondrie parfaite.

Les opérateurs en blouses blanches ou vertes sont les super extracteurs de la juste cause pour utérus vacant et bourses liées. Qui l'eut cru? En grand maîtres de la pipette, les créateurs du post humain opérent sans gêne et sans tabous les monsieur et les madame en panne de fertilité , mais avides de propriété génétique assurant la lignée en pointillé. Qu'à cela ne tienne! L'humanité sera rétrograde et 2.0 ou ne sera pas ,nous disent les papes du Transeugénisme bon teint et bon genre.

Il restait encore dans nos têtes l'histoire du petit Jésus qui était né dans une étable avec plein d'animaux pour assister à sa naissance,
c'était poétique mais là aussi c'était pas facile d'imaginer que la vierge Marie l'avait conçu toute seule. C'est d'ailleurs l'animal qui a donné son fondement et ses lettres de noblesse à la nouvelle genèse en cours d'écriture sur le code souche de la Bête humaine. Ici plus d'ADN poubelle , plus de hasard , plus de magie ,plus de mythe , plus de jésus et encore moins de je suis. Le posthumain sera là où on le posera car sans racines il sera sans âme et sans esprit .
Et voilà que dépossédé progressivement de sa capacité naturelle à se
reproduire, l'humain se voit contraint d'avoir recours aux laboratoires des industries du bébé pour se perpétuer. Son imagination s'est remplie de nouvelles données: bébé éprouvette,banques de gamètes, ovules et sperme congelés, injections intracytoplasmiques,enfants sur catalogue avec garanties de toutes sortes, mères porteuses...L'étable a perdu ses odeurs ,et a été revisitée pour devenir un laboratoire où seront produits les dieux de la nouvelle ère.
La reproduction naturelle est ringarde nous disent les père eugénistes
des temps modernes . Par ici l'enfant parfait et par là les mirifiques profits de la bêtise . De plus en plus de couples fertiles font appel à ces procédés pour se garantir une descendance à la hauteur de leurs prétentions. Il n'y a pas de doutes . Les prétentions sont au moins aussi boursouflées que le portefeuille et l'ego des parents en devenir.
Notons tout de même que tout cela n'est pas de la science fiction,
mais une fiction de la science, puisque d'après Wikipedia 50000
enfants naissent chaque année en France grâce aux techniques de
procréation médicalement assistée (PMA)

L'eugénisme a de l'avenir.Il nous vient d'ailleurs dans sa forme actuelle d'un certain Francis Galton, cousin de Darwin et qui a été le premier à faire le lien entre la théorie de la sélection naturelle et de la recherche mathématique.
Galton est comme par hasard un proche de TH Huxley le «bouldogue «de Darwin et aussi le grand père de Aldous . Comme quoi la trajectoire de ces idées se maintient dans des cercles bien particuliers.
C'est d'abord les animaux domestiques, les vaches , les taureaux , les chevaux, les chèvres , les moutons ..etc qui ont fait les frais de la reproduction uniquement par insémination artificielle . C'est chose faite, plus aucun animal domestique n'a d'accouplement en vue de se reproduire. Plus question d'instincts!Quand à savoir si l'abstinence a un effet transcendant sur l'animal et sur ce qu'il produit,il serait quand même temps de se pencher sur le problème! En fin de compte si certains grands gourous à la mode préconise l'abstinence notamment sexuelle pour permettre aux sapiens d'accéder à la libération, ne serions nous pas en train de libérer le cheptel domestique du plan terrestre?
Les animaux ont été les premiers à être touchés par ce nouveau phénomène avec ,bien sûr,une volonté bienfaisante d'améliorer la race et de ne pas s'encombrer de mâles inutiles. Mais finalement c'était aussi pour préserver la race des dieux que les pharaons se reproduisaient entre eux . La consanguinité est bien la première
forme d'eugénisme . Nos élites aristocratiques se sont maintenues par
l' eugénisme en maintenant leurs gènes dans la même famille
depuis fort longtemps . C'est peut être là que l'on doit chercher les
raisons du traumatisme qui rend ces êtres prompts à la destruction de
tout ce qu'ils touchent. C'est peut être ce qui nous arrive a tous .
Vouloir en finir avec une histoire qui n'a que trop durée.

Les Végétaux sont privés du dard des abeilles comme les vaches sont
privées du pénis du taureau . Du coup ce sera les savants généticiens
qui seront à l'oeuvre en géniteurs généticiens pour la fabrication de fleurs des arbres et des plantes qui sont ainsi modifiées génétiquement et alors stériles
Une sorte de castration généralisée en cours
Rien ne doit être laissé à l'imprévu
La reproduction du vivant est sous contrôle
Sélection et amélioration génétique ; élimination de toutes les tares
et maladies génétiques,»design» industriel de l'enfant..
les mitochondries ont le vent en poupe et la soupe génétique est
bonne pour les investisseurs.

Et voilà que le BEBE EPROUVETTE issu de deux parents biologiques
est en passe de devenir désuet parce que trop sujet à risque, pas
suffisamment garanti;

Le BEBE EPROUVETTE va bientôt être issu de 3 parents biologiques.
Avec la mère porteuse, on passe à quatre.

Voilà le retour du mythe de la Quaternité ou plus crûment de celui du bordel à quatre faisant écho aux 4 chemins, aux 4 cavaliers de l'apocalypse . A
quand les sept douleurs et les sept péchés capitaux ?
C'est la partouse génétique en vue de la perfection ultime .Pas le droit à l'erreur .
Et comme disait déjà en 1962 James D Watson , prix nobel de médecine
«il faudra que certains aient le courage d'intervenir sur la lignée
germinale sans être sûrs du résultat. De plus , et personne n'ose le
dire,si nous pouvions créer des êtres humains meilleurs grâce à
l'addition de gênes(provenant de plantes ou d'animaux) pourquoi s'en
priver?où est le problème ? »

L'enfer est pavé de bonnes intentions comme le sont les intentions
des généticiens nous promettant le meilleur des mondes de gré ou de
force.

C'est l'expression même de la FOLIE FURIEUSE

La Partouse Génétique

3 PARENTS BIOLOGIQUES POUR UN BEBE EPROUVETTE

Le parlement britannique pourrait autoriser une technique inédite de procréation médicalement assistée. En combinant l’ADN non pas de deux, mais de trois donneurs, par l’assistance d’une fécondation in vitro, celle-ci éviterait la transmission de maladies rares transmises uniquement par les cellules de la mère.

Remplacer les gènes défectueux d’un embryon par ceux d’une donneuse saine, pour que l’enfant naisse sans maladie grave. Voici le but de la technique dite de «remplacement mitochondrial», aussi appelée «fécondation in vitro (FIV) à trois personnes», qui pourrait aider les couples dont la femme est porteuse d’anomalies génétiques particulières. Actuellement, aucun centre de procréation médicalement assistée (PMA) n’utilise cette méthode, assimilable à une modification génétique de l’embryon, et de fait illégale. Mais la situation pourrait changer. Le parlement britannique doit se prononcer d’ici peu sur sa légalisation. Une décision qui pourrait marquer un tournant décisif dans la PMA, et qui nourrit un vif débat tant scientifique qu’éthique, puisqu’elle serait à l’origine du premier bébé ayant trois parents biologiques.

Le patrimoine génétique de chaque être humain est contenu dans son ADN, niché dans le noyau de ses cellules. Sauf pour une petite poignée de gènes, qui se trouvent, eux, à l’intérieur de structures internes de la cellule: les mitochondries. Celles-ci constituent les «centrales énergétiques» de la cellule sans lesquelles aucun organisme ne peut survivre.

Cet ADN dit «mitochondrial» (ADNmt) possède la particularité d’être transmis de génération en génération uniquement par les femmes. «Le spermatozoïde ne transmet pas, ou très rarement, de mitochondries à l’ovule fécondé; celles dont les cellules du bébé héritent proviennent uniquement de cet ovule», confirme Isabelle Streuli, responsable de l’unité de médecine de la reproduction aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).

Chez une femme porteuse d’anomalies de l’ADNmt, chaque ovule contient un nombre variable de mitochondries «défectueuses». Celles-ci se répartissent de manière aléatoire dans les cellules du futur embryon. «C’est un mode de transmission très différent de ce qui se passe avec l’ADN du noyau», dit Siv Fokstuen, médecin au service de médecine génétique des HUG.

A ces anomalies de l’ADNmt est liée l’apparition de maladies dite «mitochondriales». Aucune de ces affections ne peut actuellement être soignée. Les conséquences sont diverses, parfois sévères (retard mental, cécité, surdité, dégénérescence musculaire, etc.), voire mortelles. Mais ces pathologies forment un continuum hétérogène: «L’intensité des symptômes dépend de la proportion de mitochondries dont l’ADNmt est muté dans les cellules de chaque organe», dit Siv Fokstuen. Les mères porteuses d’anomalies de l’ADNmt peuvent donner naissance à des enfants soit en bonne santé, soit ayant des atteintes plus ou moins sévères, soit qui développeront des symptômes ultérieurement. «Pour elles, il existe en théorie un risque à chaque grossesse, mais il est très difficile de l’évaluer ou de prédire la sévérité des atteintes.» Il n’est pas rare que les femmes ne prennent conscience qu’elles sont porteuses d’un défaut de l’ADNmt qu’après la naissance d’un enfant lui-même atteint d’une maladie mitochondriale. Le cas de Sharon Bernardi a été largement médiatisé au Royaume-Uni lors de la consultation publique organisée par l’instance anglaise d’autorisations sur la fertilité humaine (HFEA), à propos du remplacement mitochondrial. Six des sept enfants de cette femme sont morts dans les premiers mois de leur vie, trop tôt pour qu’un diagnostic soit posé. Edward, quatrième dans la fratrie, a survécu mais a développé après quelques années les symptômes de la maladie de Leigh, grave maladie neurologique. C’est alors seulement que Sharon Bernardi a su qu’elle pouvait transmettre une maladie mitochondriale à sa descendance. Ce qui souligne la difficulté d’identifier les personnes à risque, et questionne sur celles à qui le remplacement mitochondrial pourrait être proposé en cas d’acceptation de la nouvelle légalisation. Au Royaume-Uni, environ dix couples par an pourraient être concernés.

Il existe deux méthodes actuellement pour «remplacer» l’ADNmt défectueux. Toutes deux reposent sur un principe commun: utiliser le milieu interne de l’ovule (cytoplasme) d’une donneuse, qui contient un ADNmt sain, et faire s’y développer le pronoyau contenant l’ADN du père et de la mère, issu de la fécondation (FIV) entre le spermatozoïde du premier et l’ovule de la seconde. «La technique peut paraître simple mais je ne trouve pas cela très rassurant; il y a clairement une manipulation génétique de l’embryon, manipulation sur laquelle nous n’avons aucun recul», commente Dorothea Wunder, médecin-chef de l’unité de médecine de la reproduction du CHUV, à Lausanne. La spécialiste s’étonne par ailleurs que le sujet revienne sur le devant de la scène alors qu’en 2001, l’autorité de sécurité sanitaire américaine (FDA) avait suspendu l’utilisation d’une méthode très proche.

Des enfants à «trois ADN» existent déjà. Aux Etats-Unis, à la fin des années 1990, une trentaine de femmes ont testé une méthode de «transfert de cytoplasme» consistant à injecter dans l’ovule de la mère un peu de cytoplasme venant de l’ovule d’une donneuse. Par le biais de mitochondries, de l’ADNmt «étranger» était donc ajouté à celui de la mère dans ses cellules. Dix-sept enfants seraient nés ainsi, dont Alana Saarinen, 13 ans, interviewée récemment par plusieurs médias anglo-saxons.

Si l’adolescente semble se porter comme un charme, son cas ne permet en rien de conclure sur les potentiels effets à long terme du mélange de plus de deux ADN. «L’ADNmt n’est connu que depuis le début des années 1980, et nous ne savons que peu de chose sur son rôle et ses interactions avec l’ADN nucléaire, dit Dorothea Wunder. Bien sûr, on peut arguer du fait que, vu que cet ADNmt ne code pas des caractéristiques de la personne, le remplacer n’est pas une manipulation génétique visant à l’amélioration des embryons. Mais ce n’est qu’une question de point de vue.»

Certains s’inquiètent aussi des utilisations dérivées de la technique, si elle était autorisée. «Le cytoplasme de l’ovule ne contient pas que l’ADNmt, mais aussi toute une machinerie fondamentale pour que la division cellulaire se passe correctement, explique Isabelle Streuli. Or, on sait qu’avec l’âge, ce mécanisme est de moins en moins efficace, et pourrait contribuer à certaines infertilités.» Le remplacement mitochondrial pourrait donc devenir une alternative au don d’ovule pour les femmes dont les problèmes d’infertilité sont liés à l’âge.

es pionniers britanniques de cette technique, dont Doug Turn­bull, à l’Université de Newcastle, ont souligné que si le remplacement mitochondrial était autorisé, il ne pourrait être utilisé que dans des centres appliquant des critères de sélection des patients très stricts. «On ne peut pas douter de leur bonne foi mais, une fois qu’une méthode est disponible, qui peut être certain de ce qui va advenir?» questionne Dorothea Wunder.

Pour Samia Hurst, éthicienne à l’Université de Genève, les enjeux du remplacement mitochondrial sont ceux de toutes les nouvelles techniques de PMA: «La première question est celle du manque de recul, puis vient celle du risque: même s’il est très faible, les conséquences possibles pour un nouveau-né seraient supportées à vie et par quelqu’un d’autre que ses géniteurs: les parents consentent pour leur enfant.» Et si la technique nourrit un vrai débat, c’est que les modifications induites dans l’ADNmt (en fait, celui de la donneuse) seront aussi transmises aux générations suivantes.

Au Royaume-Uni, il est déjà prévu que l’anonymat de la donneuse d’ovule soit préservé. Et en Suisse, si la technique venait à y être autorisée? «Dans le cas présent, est-ce plutôt un don de gamète (cellules reproductrices), plutôt un don de tissu, ou autre chose encore? s’interroge l’éthicienne. La question est importante. Dans le premier cas, il s’agirait d’une forme de filiation et la Suisse protégerait le droit de connaître la donneuse. Le don d’organe ou de tissu est lui strictement anonyme.» Loin du débat britannique sur le remplacement mitochondrial, la Suisse devrait toutefois d’abord reconsidérer le cas du simple don d’ovule, illégal dans le pays.

SOURCE:www.letemps.ch 20septembre2014

Publié dans chroniques

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